Modifié le 23 septembre 2019 à 19:43

Donald Trump au cœur d'une nouvelle polémique à propos de l'Ukraine

Donald Trump s'en prend au fils de Joe Biden.
Donald Trump accusé d’avoir appelé le président ukrainien pour lui demander d’enquêter sur le fils de Joe Biden Forum / 3 min. / le 22 septembre 2019
Donald Trump est au cœur d'une nouvelle polémique. Des médias américains l'accusent d'avoir encouragé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à enquêter sur le fils de Joe Biden, le favori démocrate pour la présidentielle américaine.

Ces accusations sont issues de révélations d'un lanceur d'alerte membre des services de renseignement américains.

"Tout ceci apparaît comme un énorme abus de pouvoir", a déclaré à la presse Joe Biden, qui faisait campagne à Des Moines, dans l'Iowa. "Je sais à qui j'ai affaire" a-t-il assuré, paraissant avoir du mal à contenir sa colère. "Il abuse de son pouvoir tant qu'il peut et dès qu'il sent son pouvoir menacé, il ne recule devant rien".

"Mais là, il dépasse les bornes", a conclu l'ancien vice-président américain. La veille, il avait déjà qualifié les faits présumés de "corruption patente" et exigé "au minimum" que Donald Trump "publie immédiatement la retranscription de l'appel en question, afin que le peuple américain puisse juger par lui-même".

Accusations de Trump

De son côté, Donald Trump a accusé dans une série de tweets son rival démocrate d'avoir exigé, quand il était vice-président, le renvoi d'un procureur ukrainien "qui enquêtait sur les activités de son fils".

Hunter Biden, le deuxième fils de l'ancien sénateur, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.

ats/afp/lan

Publié le 22 septembre 2019 à 18:32 - Modifié le 23 septembre 2019 à 19:43

Pas de pression de Trump sur le président ukrainien

Donald Trump n'a exercé "aucune pression" sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a assuré le ministre ukrainien des Affaires étrangères.

"Je sais de quoi ils ont parlé et je pense qu'il n'y a eu aucune pression", a déclaré Vadym Prystaïko dans une interview réalisée vendredi soir par la télévision ukrainienne Hromadske.

"C'était une discussion longue et amicale. Elle a traité de nombreuses questions auxquelles il a fallu, dans certains cas, donner des réponses très sérieuses", a-t-il ajouté.