Modifié le 12 septembre 2019 à 09:40

L'administration Trump veut interdire les cigarettes électroniques aromatisées

Les cigarettes électroniques rencontrent un succès croissant auprès des lycéens et collégiens américains.
L'administration américaine veut interdire les cigarettes électroniques aromatisées Le Journal de 7h / 2 min. / le 12 septembre 2019
Le gouvernement américain a annoncé mercredi que les cigarettes électroniques aromatisées seraient interdites à la vente dans les prochains mois. Il souhaite contrecarrer leur succès croissant dans les lycées du pays.

Tous les goûts autres que le goût tabac seront prochainement retirés du marché, a expliqué le secrétaire à la Santé, Alex Azar. Le texte paraîtra dans "plusieurs semaines" et entrera en vigueur 30 jours plus tard.

Les produits aromatisés au tabac pourront continuer à être vendus mais devront demander une autorisation de mise sur le marché d'ici mai 2020. "Nous avons l'intention de faire sortir du marché les e-cigarettes aromatisées afin de renverser l'épidémie très inquiétante chez les jeunes", a déclaré Alex Azar. Un lycéen américain sur quatre vapotait en 2019, contre un sur cinq en 2017-2018.

Ces dispositifs sont interdits à la vente aux mineurs aux Etats-Unis, soit 18 ou 21 ans selon les Etats. San Francisco est la seule grande ville à les avoir complètement bannis. 

Liquides aromatisés aussi concernés

Les autorités sanitaires ont annoncé en même temps l'interdiction à venir des liquides aromatisés, par exemple au menthol, à la mangue ou à la fraise, non parce que les arômes sont jugés nocifs en eux-mêmes, mais parce qu'ils attirent toute une génération de jeunes qui deviennent dépendants à la nicotine, effaçant des années de progrès contre la cigarette.

L'annonce intervient alors qu'une crise mystérieuse est née cet été aux Etats-Unis. 450 personnes sont tombées gravement malades après avoir vapoté. Six sont décédées de maladies pulmonaires aigües.

Dans de nombreux cas, les liquides contenaient du THC, la substance psychoactive du cannabis, mais il est probable que ce soit l'un des nombreux additifs des liquides qui ait endommagé les poumons en étant vaporisé et inhalé. L'Etat de New York a cité une huile de vitamine E comme cause possible, mais cela n'est pas confirmé.

>> Lire aussi: Les cigarettes électroniques sont "incontestablement nocives", dit l'OMS

ats/ani

Publié le 11 septembre 2019 à 21:46 - Modifié le 12 septembre 2019 à 09:40