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Attaques meurtrières perpétrées par des djihadistes au Burkina Faso

Une patrouille militaire dans les rues de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, en mars 2018. [Ludivine Laniepce - Keystone]
Une trentaine de morts dans deux attaques dans le nord du Burkina Faso / Le Journal horaire / 1 min. / le 9 septembre 2019
Au moins 29 personnes ont été tuées dimanche dans deux attaques dans deux localités de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé le gouvernement. L'une des attaques a été commise avec un engin explosif improvisé.

"Un camion de transport a sauté sur un engin explosif improvisé sur l'axe Barsalogho-Guendbila dans la province du Sanmatenga. Le bilan provisoire fait état de quinze morts et de six blessés", a affirmé le gouvernement.

À une cinquantaine de kilomètres de Barsalogho, "une autre attaque a été perpétrée par des terroristes ce dimanche contre un convoi de vivres sur l'axe Dablo-Kelbo. Cette attaque a entraîné le décès de quatorze civils et des dégâts matériels importants", a ajouté le porte-parole du gouvernement. Le convoi était chargé de vivres pour les populations déplacées de Dablo et Kelbo.

Attaques fréquentes depuis 2015

Ces attaques n'ont pas été revendiquées, mais la plupart sont le fait de groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l'Etat islamique. Le Burkina Faso, pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences.

Depuis début 2015, les attaques islamistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est, ont fait plus de 570 morts, selon un décompte de l'AFP. Ces attaques ont provoqué des exodes de populations, notamment dans le nord.

La semaine dernière, le ministère de la Défense a lancé une campagne exceptionnelle de recrutement de 500 militaires. Elle vise à grossir les rangs des forces armées nationales qui subissent de lourdes pertes du fait de ces attentats.

cab avec ats

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Travail du CICR entravé

L'augmentation des violences au Burkina Faso a privé ou a limité l'accès à des soins de plus de 500'000 personnes depuis le début de l'année. Le nombre de centres de santé affectés a été multiplié par douze depuis janvier, a déploré lundi le CICR.

Au total, 125 d'entre eux ont été touchés, dont 60 ne sont plus opérationnels. Entre mai 2018 et juillet dernier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a totalisé 26 incidents contre le personnel de santé ou les infrastructures.

En neuf mois, le nombre de déplacés a été multiplié par plus de cinq pour s'établir à près de 280'000. Au total, 1,2 million de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire.

La zone où se sont produites les attaques