Modifié le 20 août 2019 à 13:11

Pékin a utilisé Twitter pour discréditer des manifestants hongkongais

Pékin a utilisé Twitter et Facebook contre les manifestants pro-démocratie de Hong Kong.
Le gouvernement chinois aurait utilisé Twitter et Facebook contre les manifestants hongkongais Le 12h30 / 1 min. / le 20 août 2019
Les autorités chinoises ont utilisé près d'un millier de comptes Twitter, et dans une moindre mesure des pages Facebook, ont indiqué lundi les deux réseaux sociaux. Objectif: discréditer et diviser les manifestants pro démocratie à Hong Kong.

Twitter a suspendu 986 comptes, "coordonnés dans le cadre d'une opération soutenue par l'Etat" chinois pour "miner la légitimité et les positions politiques" des manifestants, affirme Twitter dans un post de blog.

"Nous avons identifié de larges ensembles de comptes qui se comportaient de façon coordonnée de manière à amplifier les messages concernant les manifestations à Hong Kong", souligne le groupe californien.

Facebook, informé par Twitter, a indiqué pour sa part avoir supprimé, pour les mêmes raisons, sept pages, cinq comptes et trois groupes du réseau social, eux aussi "liés à des individus associés au gouvernement de Pékin".

Des réseaux sociaux bannis de Chine continentale

Non sans ironie, Twitter rappelle qu'il est banni de Chine continentale par le régime de Pékin, dont les agents ont dû en grande partie faire appel à un VPN (un réseau virtuel permettant de contourner des restrictions géographiques par exemple). D'autres ont avancé moins masqués en utilisant des adresses IP débloquées pour l'occasion.

Au total, Twitter indique avoir suspendu 200'000 comptes avant qu'ils ne soient réellement actifs sur le réseau. Facebook - également interdit en Chine continentale - a précisé qu'environ 15'500 comptes suivaient l'une ou plusieurs des pages désormais supprimées de sa plate-forme.

ats/ther

Publié le 19 août 2019 à 22:16 - Modifié le 20 août 2019 à 13:11