Modifié le 12 août 2019 à 16:58

Le conservateur Alejandro Giammattei élu président du Guatemala

Alejandro Giammattei, médecin conservateur élu président du Guatemala, le 11 août 2019.
Portrait d'Alejandro Giammattei, médecin conservateur élu président du Guatemala Le 12h30 / 2 min. / le 12 août 2019
Le conservateur Alejandro Giammattei a remporté dimanche l'élection présidentielle au Guatemala avec près de 59% des votes, à l'issue du second tour face à l'ex-Première dame et sociale-démocrate Sandra Torres.

Plus de huit millions d'électeurs guatémaltèques étaient appelés à voter dimanche pour élire le successeur du président sortant Jimmy Morales, dont l'unique mandat de quatre ans se termine sous le coup d'une enquête pour financement illégal de campagne électorale.

Elu sous les couleurs du parti de droite Vamos, Alejandro Giammattei, chirurgien de formation âgé de 63 ans, prendra ses fonctions le 14 janvier 2020. Alors que sa quatrième candidature à la tête du Guatemala s'est révélée concluante, l'élection a été marquée par un fort taux d'abstention, d'environ 55%.

Ancien détenu

Le futur dirigeant est redouté pour ses colères intempestives et incontrôlables. Ancien directeur de l'administration pénitentiaire, il a lui-même connu la prison pendant 10 mois en 2010. Accusé dans une affaire d'exécution extrajudiciaire de huit détenus en 2006, il a été libéré faute de preuves, mais est resté, dit-il, profondément marqué par cette expérience d'incarcération.

Alejandro Giammattei a promis de combattre les criminels et les trafiquants de drogue à coups de "testostérone" et de rétablir la peine de mort, abolie depuis octobre 2017 pour les crimes de droit commun. Comme son adversaire sociale-démocrate, il s'est prononcé contre le mariage homosexuel et la légalisation de l'avortement.

Accord contre l'immigration clandestine

En plus de s'atteler aux problèmes de corruption, de violence criminelle et de la misère, il devra faire face à un défi majeur après la signature d'un accord impopulaire avec les Etats-Unis visant à lutter contre l'immigration clandestine, sous la pression du président Donald Trump.

Alejandro Giammattei a qualifié cet accord de "mauvaise nouvelle", arguant de le Guatemala n'était pas prêt à faire face à une hausse du nombre de demandeurs d'asile.

>> Lire aussi: Les Etats-Unis signent un accord migratoire avec le Guatemala

ats/ani

Publié le 12 août 2019 à 16:48 - Modifié le 12 août 2019 à 16:58