Publié le 12 août 2019 à 14:19

Stations-service à sec au Portugal au début d'une grève des transporteurs

Une grève des transporteurs des carburants au Portugal fait basculer le pays dans un début de pénurie
Une grève des transporteurs des carburants au Portugal fait basculer le pays dans un début de pénurie 12h45 / 1 min. / le 12 août 2019
La gendarmerie portugaise a escorté lundi les premiers convois de camions citernes pour ravitailler des centaines de stations-service déjà à sec au début d'une grève illimitée des chauffeurs de poids lourds transportant du carburant.

Les syndicats grévistes ont accusé les entreprises de transport d'avoir "soudoyé" des chauffeurs pour les convaincre de renoncer au mouvement. "Nous allons cesser de respecter les services minimum" imposés par le gouvernement, a menacé leur porte-parole.

Dimanche, le Premier ministre portugais Antonio Costa avait affirmé qu'il n'hésiterait pas à réquisitionner des chauffeurs grévistes si la situation l'exigeait.

Ruée sur les pompes à essence

Anticipant des difficultés de ravitaillement, de nombreux automobilistes ont fait le plein avant le début du mouvement social et les ventes de carburant ont presque doublé ces derniers jours par rapport à la normale, selon le gouvernement.

Lundi matin, près de 15% des quelque 3000 pompes à essence du pays étaient totalement à sec et presque autant manquaient d'au moins un type de carburant, d'après un site internet rassemblant les informations fournies par les usagers.

Automobilistes rationnés

Le gouvernement socialiste a pris une série de mesures pour limiter l'impact du mouvement en cette période estivale. Il a notamment déclaré une "situation de crise énergétique" jusqu'au 21 août, lui permettant de rationner le carburant à partir de lundi. Le volume vendu sera limité à 25 litres par voiture et 100 litres par camion. Il a également décrété un dispositif de service minimum pour obliger les transporteurs à fournir au moins 50% du carburant qui devait normalement être livré.

Services prioritaires ravitaillés à 100%

374 stations choisies par le gouvernement, dont une cinquantaine dédiées uniquement aux véhicules prioritaires, seront elles ravitaillées à 100%. Les services d'urgence, les aéroports et les forces de l'ordre devront eux aussi être livrés intégralement. Les autorités ont également formé quelque 500 militaires et gendarmes qui pourront conduire des camions citerne si le service minimum n'était pas respecté.

La précédente grève des transporteurs de carburant, en avril, avait provoqué d'importantes pénuries.

afp/oang

Publié le 12 août 2019 à 14:19