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Première mission de sauvetage en Méditerranée pour l'Ocean Viking

L'Ocean Viking, qui remplace l'Aquarius forcé de cesser ses opérations de sauvetage de migrants en décembre 2018, a quitté le port français de Marseille dimanche soir vers 22 heures pour effectuer sa première mission en mer Méditerranée. [SEBASTIEN NOGIER  - KEYSTONE]
Première mission de sauvetage de migrants en Méditerannée pour l'Ocean Viking / Le Journal horaire / 32 sec. / le 5 août 2019
Le nouveau bateau affrété par les ONG françaises SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières pour remplacer l'Aquarius, l'Ocean Viking, a entamé dimanche soir sa première mission de sauvetage de migrants au large de la Libye.

Pour sa première campagne, après l'abandon en décembre 2018 de l'Aquarius, l'Ocean Viking a quitté le port français de Marseille dimanche soir à 22h00.  Affrété en Norvège, aménagé en Pologne, le bateau des ONG françaises SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières devrait atteindre la principale zone de naufrage en Méditerranée en deux à trois jours.

En l'absence d'accord entre Etats européens pour accueillir les rescapés, le gouvernement italien barre l'accès à ses ports, situés en première ligne face aux côtes libyennes.  Le personnel à bord de l'Ocean Viking, 13 employés humanitaires, neuf marins secouristes, un médecin, une sage-femme, un médiateur culturel, plus l'équipage, soit 31 personnes au total, se préparent donc à une possible errance côtière.

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini a signé deux nouveaux arrêtés interdisant aux bateaux humanitaires de pénétrer dans les eaux territoriales italiennes et au moins 164 migrants, dont des femmes, des enfants, secourus par les ONG espagnole ProActiva et allemande Sea-Eye, étaient toujours bloqués en mer vendredi.

La route maritime la plus meurtrière au monde

La Méditerranée, dont la surface ne représente qu'1% des océans de la planète, est pourtant devenue la route maritime la plus meurtrière au monde. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 840 personnes y ont disparu depuis le début de l'année, dont 576 en Méditerranée centrale, sans compter les naufrages non répertoriés.

"Il est clair qu'il  faut agir d'urgence pour sauver des vies. Et c'est justement notre mission", justifie Sam Turner, chef de mission MSF en Libye qui, outre le dernier naufrage majeur survenu le 25 juillet (au moins 110 morts et disparus), évoque aussi les conditions "inhumaines" en vigueur dans les centres de rétention dans ce pays, qui poussent les migrants à tenter la traversée à tout prix.

afp/nnad

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