Modifié le 22 juillet 2019 à 13:58

L'Italie contactera les autorités suisses après la découverte d'un arsenal

Un arsenal avait été découvert en Italie.
Les perquisitions se poursuivent après la découverte d'un arsenal de guerre en Italie Le Journal horaire / 24 sec. / le 16 juillet 2019
Les perquisitions se sont poursuivies mardi au lendemain du coup de filet de la police italienne dans les milieux d'extrême droite et la découverte d'un arsenal de guerre. Les enquêteurs italiens annoncent qu'ils prendront contact avec plusieurs pays, dont la Suisse.

"Des perquisitions sont toujours en cours, car nous devons contrôler de grands hangars. Pour en savoir le plus possible sur la provenance des armes, nous avons pris contact avec les autorités du Qatar et des Etats-Unis, et nous le ferons bientôt avec celles de la Suisse et de l'Autriche", a indiqué mardi à Sky TG24 un haut responsable de la police italienne.

>> Lire également: Un arsenal de guerre saisi dans les milieux de l'extrême droite italienne

Trois personnes ont été arrêtées dans cette opération, dont un ressortissant suisse de 42 ans. Le raid faisait suite à une enquête dirigée par le parquet de Turin contre des personnes adeptes d'une "idéologie extrémiste" ayant combattu contre les rebelles prorusses dans le Donbass, une région de l'est de l'Ukraine où une guerre oppose depuis cinq ans les troupes de Kiev à des séparatistes.

La police a découvert dans un entrepôt du nord de l'Italie un véritable arsenal de guerre, avec un missile air-air de fabrication française en parfait état de marche et un stock de fusils d'assaut "de toute dernière génération". Le ressortissant suisse, qui est aux arrêts domiciliaires, était lié au hangar, selon les enquêteurs italiens.

Suspects sur écoute

"Pour le moment, aucun élément ne nous fait penser à des projets subversifs", a cependant assuré à la presse un responsable de l'antiterrorisme italien.

La police a déjà effectué plusieurs raids ces dernières semaines dans la mouvance d'extrême droite autour de Turin. Le précédent, le 9 juillet, avait conduit à l'arrestation de Fabio Carlo D'Allia, accusé d'apologie du fascisme et de détention de munitions de guerre.

C'est en plaçant certains suspects sur écoute que les policiers ont entendu parler des armes, que les personnes arrêtées cherchaient vraisemblablement à leur vendre. Ils sont remontés jusqu'à un hangar à Rivanazzano Terme, dans la province de Pavie, au sud de Milan.

ats/gma

Publié le 16 juillet 2019 à 20:33 - Modifié le 22 juillet 2019 à 13:58