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La Cour suprême du Brésil refuse de libérer l'ex-président Lula

La justice brésilienne autorise la libération de l'ex-président Lula. [Fernando Bizerra - Keystone]
La Cour suprême du Brésil refuse de libérer l'ex-président Lula / Le Journal horaire / 23 sec. / le 26 juin 2019
La Cour suprême du Brésil a rejeté mardi successivement deux demandes de libération de l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, emprisonné depuis plus d'un an pour corruption.

C'est un nouveau revers devant la justice pour l'ex-président. La première demande, qui avait peu de chances d'aboutir, a été rejetée par 4 juges contre 1 de la cour siégeant à Brasilia.

Dans la foulée, les juges, appelés à se prononcer sur l'impartialité de l'ancien juge anticorruption Sergio Moro qui avait condamné Lula en première instance avant de devenir ministre de la justice, ont rejeté une autre demande de libération de l'ex-président.

Pas de liberté provisoire

Les juges ont tranché sur le score serré de 3 voix contre 2 en défaveur de Lula. Ils ont décidé de repousser au second semestre l'examen de la conduite de Sergio Moro et privé le chef historique de la gauche brésilienne d'une liberté provisoire d'ici là.

La défense de Lula avait déposé ce recours en décembre 2018, arguant que le juge ne pouvait être impartial alors qu'il venait d'être nommé ministre de Jair Bolsonaro, candidat d'extrême droite élu à la présidentielle d'octobre 2018 après la disqualification de Lula, envoyé en prison.

afp/br

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Impliqué dans un scandale

Lula avait été condamné en première instance par le juge Moro en 2017 pour avoir reçu un triplex de bord de mer de la part d'une entreprise du BTP impliquée dans le gigantesque scandale de pots-de-vin autour de l'entreprise Petrobras révélée par l'enquête "Lavage express".

Lula, qui reste à 73 ans populaire auprès de dizaines de millions de Brésiliens, n'a cessé de clamer son innocence. Il affirme que l'ancien juge Moro chargé de l'enquête anticorruption "Lavage express" a participé à une conspiration politique destinée à l'empêcher de se représenter à l'élection présidentielle, pour laquelle il était le grand favori des sondages.