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Washington lance un ultimatum à Ankara au sujet des missiles russes

Les USA menacent d'exclure la Turquie du programme d'avions de chasse F-35. [Petros Karadjias - EPA/Keystone]
Les États-Unis exigent de la Turquie qu'elle renonce à un équipement militaire russe / Le 12h30 / 2 min. / le 8 juin 2019
Les Etats-Unis ont lancé vendredi un ultimatum à la Turquie, lui donnant jusqu'au 31 juillet pour renoncer à l'achat de systèmes de défense russes S-400 qu'ils considèrent comme incompatibles avec le nouvel avion furtif américain F-35 qu'Ankara veut aussi acquérir.

Si, d'ici le 31 juillet, la Turquie n'a pas renoncé au système russe de défense antiaérienne S-400, les pilotes turcs s'entraînant actuellement aux Etats-Unis sur le F-35 seront expulsés, a déclaré à la presse Ellen Lord, ministre adjointe à la Défense chargée des acquisitions.

Le personnel turc du consortium international qui fabrique le F-35 sera remplacé et les contrats de sous-traitance attribués à des entreprises turques pour la fabrication du F-35 seront annulés à la même date. Les bureaux du consortium seront interdits au personnel des forces aériennes turques et les quatre appareils déjà achetés par la Turquie mais encore sur le sol américain ne seront pas livrés, a-t-elle ajouté.

Réaction après des déclarations du président turc

La responsable américaine a justifié cet ultimatum par le fait que la Turquie, alliée des Etats-Unis au sein de l'Otan, avait envoyé du personnel en Russie pour commencer à s'entraîner sur le S-400.

Mais il intervient aussi trois jours après de nouvelles déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a assuré qu'il ne reculerait pas sur l'acquisition du système russe, ajoutant que la Turquie ne pourrait envisager d'acheter le système antimissiles américain Patriot que si les conditions étaient aussi favorables que celles offertes par la Russie pour ses S-400.

Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a indiqué pour sa part avoir envoyé une lettre à son homologue turc Hulusi Akar pour l'informer de ces décisions. Il a précisé à la presse que l'offre américaine pour les Patriot était "très concurrentielle".

afp/ther

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