Modifié le 21 mai 2019 à 07:15

Les Etats-Unis accordent un sursis à Huawei avant d'imposer les sanctions

Le siège de Huawei à Plano au Texas.
Les Etats-Unis accordent un sursis à Huawei avant d'imposer les sanctions Le Journal horaire / 21 sec. / le 21 mai 2019
Les Etats-Unis ont finalement donné lundi un sursis à Huawei. Le géant chinois des télécoms pourra encore pendant trois mois utiliser des composants et logiciels américains avant la mise en oeuvre effective des sanctions à son encontre.

Dans un contexte de guerre commerciale entre Pékin et Washington, Donald Trump a décidé la semaine dernière d'interdire les exportations de produits technologiques américains vers certaines entreprises jugées "à risque" pour la sécurité nationale. Avec dans le collimateur Huawei, qui s'est retrouvé nommément sur une liste noire de Washington.

Mais lundi, les autorités américaines ont semblé vouloir calmer le jeu en décrétant un délai de 90 jours avant d'imposer les sanctions, le temps que Huawei et ses partenaires commerciaux s'adaptent.

"Licence temporaire"

"Cette licence générale temporaire donne au (secteur) le temps de s'organiser autrement et au ministère (du Commerce) la possibilité de déterminer les mesures appropriées à long terme pour les entreprises de télécommunications américaines et étrangères qui aujourd'hui se servent des équipements de Huawei pour certains services essentiels", a indiqué le secrétaire au Commerce Wilbur Ross.

En résumé, cela va permettre aux usagers des équipements Huawei de continuer à s'en servir pour le moment, a-t-il ajouté.

Une fois en application, les sanctions vont toucher toute une série d'entreprises américaines, des vendeurs de logiciels aux fabricants de semi-conducteurs qui fournissent Huawei.

afp/jvia

Publié le 21 mai 2019 à 02:21 - Modifié le 21 mai 2019 à 07:15

Discussions avec Google

Le géant américain Google, notamment, dont le système Android équipe l'immense majorité des smartphones dans le monde, avait annoncé dimanche qu'il allait devoir couper les ponts avec Huawei. Ceci aurait pour résultat d'empêcher le groupe chinois d'accéder à certains services d'Android et ses célèbres applications Gmail ou Google Maps.

Le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, a lui annoncé mardi être en discussion avec Google pour tenter de trouver une solution à cette rupture. "Google est une bonne entreprise, hautement responsable. Google et Huawei sont en discussion pour chercher une réponse", a-t-il déclaré.