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Le maire déchu d'Istanbul stigmatise les dépenses somptuaires de la ville

Ekrem Imamoglu, le 7 mai 2019, à la sortie d'entretiens avec l'état-major de son parti nà Ankara. [Keystone]
Le maire déchu d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, dénonce le gaspillage d'argent dont la ville a pris l'habitude / Le Journal horaire / 46 sec. / le 10 mai 2019
Ekrem Imamoglu n’a passé que 17 jours en tant que maire d’Istanbul avant l’annulation du vote. Selon le New York Times, il a eu le temps de constater que le bureau du maire dépensait énormément d'argent.

Ekrem Imamoglu a bien l'intention d'utiliser cette découverte avant le 23 juin, date des nouvelles élections.

Le budget de la ville est de 20 milliards de lires (3,32 milliards de francs) et sa dette de 26 milliards de lires (4,32 milliards de francs) .

Ekrem Imamoglu a découvert qu'il disposait d'un parc de dizaines de voitures.  Et puis le budget alloué aux résidences mises à la disposition du maire et des 13 maires de district s'élève à plusieurs millions.

Intérêts privés

Alors que le bureau du maire gère 40% du budget de la ville, les 60% restants le sont par une trentaine d'entreprises privées peu transparentes et souvent dirigées par des partisans et amis du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Le maire déchu pense que ces intérêts ont poussé le président à se battre pour garder le contrôle du bureau en faisant annuler le scrutin.

Le bureau du maire est responsable de l’octroi des contrats de services et un nouveau maire pourrait mettre fin aux contrats juteux ou les réaffecter.

pym

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