Modifié le 15 avril 2019 à 16:00

L'UE ouvre des négociations avec les USA pour protéger son industrie

Le siège de la Commission européenne à Bruxelles.
Les Etats membres de l'UE ont approuvé lundi l'ouverture de négociations commerciales avec les Etats-Unis. Le Journal horaire / 1 min. / le 15 avril 2019
Les Etats membres de l'Union européenne ont donné lundi leur accord définitif à l'ouverture de négociations commerciales avec les Etats-Unis, malgré l'opposition de la France et l'abstention de la Belgique.

La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale des Vingt-Huit, veut entamer des négociations avec l'administration Trump avec deux objectifs: obtenir une baisse des droits de douane sur les produits industriels d'une part, et faciliter la tâche des entreprises qui doivent démontrer que leurs produits respectent les normes européennes ou américaines d'autre part.

Emmanuel Macron avait fait savoir lors du sommet européen qui s'est tenu mercredi à Bruxelles que Paris refuserait l'ouverture de ces négociations, en invoquant le chantage exercé par Donald Trump et sa décision de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. La France souhaitait que la question soit renvoyée à après les élections européennes du mois de mai, mais n'a pas pu s'opposer formellement, car l'ouverture de négociations commerciales ne nécessite pas l'unanimité des vingt-huit pays membres de l'UE.

Mettre les constructeurs automobiles à l'abri

Selon des diplomates, l'Allemagne est à l'inverse pressée de voir les négociations démarrer pour tenter de mettre ses constructeurs automobiles à l'abri d'une hausse des droits de douane aux Etats-Unis, dont Donald Trump a plusieurs fois brandi la menace. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait réussi à conclure une trêve avec le président américain à ce sujet en juillet dernier, mais Donald Trump a récemment montré de nouveaux signes d'impatience.

La Commission a en revanche assuré qu'elle ne discuterait pas des droits de douane et autres barrières commerciales dans le domaine de l'agriculture, un point d'achoppement pour la France et d'autres pays européens mais une exigence de l'administration Trump, qui voudrait ouvrir davantage le marché communautaire à sa production.

reuters/vic

Publié le 15 avril 2019 à 14:43 - Modifié le 15 avril 2019 à 16:00

Réforme du droit d'auteur définitivement adoptée

Le projet controversé de l'Union européenne d'adapter le droit d'auteur à l'ère numérique a franchi le dernier obstacle lundi. Les Etats membres ont approuvé la directive qui contraint notamment Google à rémunérer les informations mises en ligne et Facebook à filtrer les contenus. Dix-neuf pays se sont prononcés en faveur de la réforme, trois se sont abstenus et six s'y sont opposés: l'Italie, la Finlande, la Suède, le Luxembourg, la Pologne et les Pays-Bas.

Deux articles de cette réforme étaient dans le collimateur des opposants, qui craignaient notamment l'introduction de filtres de téléchargement automatiques, accusés par les partisans de la liberté sur internet d'ouvrir la porte à une forme de censure.