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Des élus américains veulent que le procureur spécial Mueller témoigne

Le procureur spécial chargé de l'enquête russe, Robert Mueller, photographié le 24 mars 2019.
Des élus américains souhaitent voir le procureur spécial Mueller témoigner publiquement / Le Journal horaire / 33 sec. / le 9 avril 2019
Deux élus du Congrès américain, un républicain et un démocrate, ont fait part lundi de leur volonté de voir Robert Mueller, procureur spécial en charge pendant 22 mois de l'enquête russe, venir témoigner sur la colline du Capitole.

Dans un résumé de quatre pages du rapport Mueller diffusé le 24 mars, le ministre de la Justice Bill Barr a levé tout soupçon sur une entente entre l'équipe de campagne Trump et Moscou pendant l'élection présidentielle de 2016.

Mais le texte complet n'a pas été dévoilé et la question d'une potentielle entrave à la justice de la part de Donald Trump reste toujours en suspens. 

Transparence

"Si vous cherchez à la fois la transparence et la possibilité pour le public américain de connaître les contours complets de l'enquête du procureur spécial, le témoignage public du procureur spécial Mueller lui-même est, à n'en pas douter, le meilleur moyen de remplir cet objectif", a écrit Doug Collins, membre républicain de la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

Le chef démocrate de cette puissante commission, Jerry Nadler, a indiqué être "totalement" d'accord avec lui. Mais il insiste pour que l'audition de Robert Mueller soit programmée après celle du ministre de la Justice Bill Barr et la consultation par le Congrès du rapport complet.

"Nous sommes impatients d'entendre M. Mueller en temps voulu", a dit Jerry Nadler, qui a demandé à  Bill Barr de venir témoigner le 2 mai.

Tensions politiques

Ces communications autour de l'enquête russe s'inscrivent dans une période de tensions politiques.

Les démocrates exigent l'accès complet aux quelque 400 pages du rapport Mueller, estimant que des preuves accablantes contre le président pourraient s'y trouver.

Bill Barr a promis de rendre public ce rapport à la mi-avril, le temps d'en retirer certains passages sensibles qui pourraient mettre en danger des sources ou contenir des éléments sur d'autres enquêtes en cours.    

afp/pym

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