Modifié le 18 mars 2019 à 12:07

Un TGV percute deux bouteilles de gaz placées sur les voies dans l'Ain

Un TGV, photographié dans le nord de la France. (Image d'illustration).
Un TGV Genève-Paris percute 2 bouteilles de gaz placées sur les voies dans l'Ain Le Journal horaire / 17 sec. / le 18 mars 2019
Un TGV qui circulait dimanche entre Genève et Paris a percuté deux bouteilles de gaz placées sur les voies dans le département de l'Ain. L'accident n'a pas provoqué d'explosion, ni fait de blessés.

"Nous n'avons pas beaucoup d'éléments. Il n'y a pas eu de revendication; il n'y avait pas de dispositif de mise à feu. Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade mais il est clair que ces bouteilles n'avaient rien à faire là, sur des voies de TGV qui sont protégées par un grillage", a déclaré le procureur de la République à Bourg-en-Bresse, Christophe Rode.

Trois heures d'interruption

Le train a pu repartir après trois heures d'interruption du trafic dimanche après-midi. Une enquête a été ouverte pour des faits de "dégradation par emploi d'une substance explosive".

Selon le quotidien régional Le Progrès, l'incident est survenu vers 15h dimanche alors que le TGV s'approchait d'un viaduc dans une courbe à faible vitesse (environ 80 km/h). Apercevant un obstacle sur la voie, le conducteur a actionné le freinage d'urgence, mais n'a pu empêcher la motrice de percuter les bouteilles.

"Acte malveillant"

"Est-ce que le choc peut suffire à entraîner une explosion ? Je ne sais pas encore. Quand les gendarmes sont arrivés, une bouteille fuyait. On verra avec l'enquête à côté de quoi on est passé", a ajouté le procureur. Selon lui, "il y a clairement une volonté de marquer les esprits" dans un climat social tendu.

"C'est un acte forcément malveillant qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques", a estimé pour sa part la colonelle Florence Guillaume, qui commande le groupement de gendarmerie de l'Ain, citée par Le Progrès.

ats/pym

Publié le 18 mars 2019 à 11:40 - Modifié le 18 mars 2019 à 12:07