Modifié le 13 mars 2019 à 15:32

Le Parlement français adopte une loi anti-casseurs qui fait polémique

Le Premier ministre Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale française, le 30 janvier 2019.
La loi "anti-casseurs" a été adoptée par le Sénat en France Le 12h30 / 1 min. / le 13 mars 2019
Le Parlement français a adopté mardi une loi anti-casseurs consécutive aux violences ayant émaillé les manifestations des "gilets jaunes". Les aspects les plus controversés de ce texte pourraient toutefois être annulés par la justice.

En effet, certaines dispositions critiquées, notamment la question des interdictions préventives de manifester, pourraient être annulées par le Conseil constitutionnel.

La loi anti-casseurs, réclamée par les syndicats de policiers, est jugée liberticide par la gauche et critiquée par les avocats et les magistrats et même par certains élus de la majorité présidentielle.

Emmanuel Macron saisira le Conseil constitutionnel

Face à la polémique et au début de fronde dans son propre camp, le président français Emmanuel Macron avait annoncé qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel, fait rarissime sous la cinquième République et façon de couper l'herbe sous les pieds des critiques au sein de ses rangs.

A gauche, plusieurs partis ont déjà annoncé qu'ils allaient également saisir le Conseil. Enfin, le syndicat de la CGT a demandé quant à lui l'abandon pur et simple du texte, tandis que l'Union syndicale Solidaires a appelé l'ensemble des syndicats et la société civile à se mobiliser contre cette loi.

Ariane Hasler/ther

Publié le 13 mars 2019 à 14:11 - Modifié le 13 mars 2019 à 15:32