Modifié le 15 février 2019 à 20:46

La Suisse impliquée dans l'élection présidentielle hors norme au Nigeria

Le Suisse Loïc Degen au Nigeria parmi les observateurs internationaux déployés en vue de l'élection présidentielle.
Le Suisse Loïc Degen au Nigeria parmi les observateurs internationaux déployés en vue de l'élection présidentielle. 19h30 / 2 min. / le 15 février 2019
L’élection présidentielle de samedi s’annonce être un véritable défi pour le Nigeria. L’organisation titanesque du scrutin pour ce géant d’au moins 190 millions d’habitants est notamment soutenue par la Suisse.

Depuis plusieurs semaines, des dizaines d’observateurs internationaux sont déployés au Nigeria. Dans un pays qui est sorti de la dictature militaire depuis seulement 20 ans, chaque élection pose de nombreuses difficultés. Tensions sécuritaires, achats de voix, irrégularités électorales risquent à tout moment d’entacher le scrutin et de déstabiliser le pays.

Des observateurs internationaux sillonnent l’immense territoire pour soutenir une élection jugée à risque. Parmi eux, Loïc Degen, ce citoyen suisse déployé sous l’égide de l’Union européenne enchaîne les rencontres auprès de membres de la société civile et des acteurs étatiques parties prenantes à l'élection. Une mission délicate, car ils ne peuvent pas intervenir dans le processus électoral, leur mission consistant uniquement à rendre compte d’éventuels manquements à la loi.

Accord signé en partenariat avec le DFAE

Mais le rôle de la Suisse ne se limite pas à l’envoi de simples observateurs. Sur demande des parties prenantes aux élections, le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a apporté son expertise et son soutien, via sa division de la sécurité humaine, à la signature d’un accord réunissant les principaux candidats à l’élection.

Signé mercredi, "l’accord de paix d’Abuja" a pour but de d’éviter les tensions durant les élections et d’assurer une transition post-électorale pacifique. Un travail de longue haleine qui a permis de maintenir un dialogue entre les différents acteurs grâce à un apport technique et financier fourni par les départements des affaires étrangères.

AS/Agences

Publié le 15 février 2019 à 20:41 - Modifié le 15 février 2019 à 20:46