Modifié le 12 février 2019 à 06:40

Accord entre républicains et démocrates pour éviter un "shutdown"

Le président Donald Trump prend la parole lors d'un rassemblement à El Paso, au Texas, le lundi 11 février 2019.
L'accord trouvé évite un nouveau shutdown. La Matinale 5h - 6h30 / 1 min. / le 12 février 2019
Les parlementaires américains ont trouvé un accord de principe permettant d'éviter une nouvelle paralysie partielle des administrations des Etats-Unis à la fin de la semaine. Cet accord comporte une série de mesures visant à renforcer la sécurité aux frontières.

Les négociations entre parlementaires républicains et démocrates ont permis d'aboutir lundi soir à un accord sur le financement de la sécurité aux frontières et éviter ainsi une nouvelle paralysie de l'administration fédérale aux Etats-Unis, moins d'un mois après le plus long "shutdown" de l'histoire du pays.

Cet accord, qui devra encore être voté par le Congrès américain et approuvé par la Maison Blanche, comporte une série de mesures visant à renforcer la sécurité aux frontières.

Plus d'un milliard pour une "clôture"

Concernant le financement d'un mur à la frontière mexicaine, qui fait l'objet d'une âpre bataille entre le président américain et les élus démocrates depuis des semaines, l'accord de principe prévoit 1,375 milliard de dollars pour la construction d'une nouvelle portion d'environ 88 kilomètres, selon ce même responsable parlementaire. Donald Trump, dont la construction d'un mur pour lutter contre l'immigration clandestine en provenance d'Amérique du Sud est une promesse de campagne, réclamait 5,7 milliards de dollars.

Un texte définitif pourrait être rédigé au plus tard mercredi. Les parlementaires espèrent laisser aux deux chambres du Congrès le temps d'adopter le projet de loi, et à Donald Trump de le promulguer avant la date butoir de vendredi, à laquelle expire le financement alloué au département de la Sécurité intérieure et à plusieurs agences fédérales.

Le 25 janvier, après plus d'un mois de paralysie partielle touchant quelque 800'000 fonctionnaires, un accord avait été trouvé pour mettre fin au plus long "shutdown" de l'histoire des Etats-Unis (plus d'un mois) mais il ne prévoyait un financement des services fédéraux concernés que jusqu'à vendredi, le 15 février.

ats/dbb

Publié le 12 février 2019 à 05:57 - Modifié le 12 février 2019 à 06:40

En visite à El Paso, Trump défend son mur

En campagne à El Paso, ville frontalière avec le Mexique, Donald Trump a martelé lundi soir que les murs permettaient de "sauver des vies", tout en restant évasif sur une possible percée au Congrès dans les négociations sur l'immigration.

"Nous avons besoin d'un mur (...) et nous le construirons rapidement", a-t-il martelé à El Paso. "Les murs ne sont pas immoraux comme cela a été dit". Non loin de là, une manifestation, organisée par plusieurs ONG, visait à dénoncer "l'obsession de Trump sur le mur frontalier et le prisme déformant avec lequel il décrit la vie à El Paso".

Une "Marche pour la vérité"

Dans son discours sur l'état de l'Union, la semaine dernière, il a assuré que la clôture érigée en 2005 en bordure de cette ville du Texas avait fait baisser la criminalité.

L'ancien député démocrate du Texas Beto O'Rourke et le maire républicain de la ville ont alors rappelé que l'insécurité y était déjà inférieure à la moyenne nationale avant 2005. Une "Marche pour la vérité" est prévue à l'occasion de la visite de Donald Trump et Beto O'Rourke, qui envisage de briguer l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2020, doit y prendre la parole.