Modifié le 16 janvier 2019 à 05:49

La sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand vise la Maison Blanche

Kirsten Gillibrand à sa sortie de l'émission de Stephen Colbert sur CBS, le 16 janvier 2019.
La sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand vise la Maison Blanche en 2020 Le Journal horaire / 25 sec. / le 16 janvier 2019
La sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand, figure de la lutte contre le harcèlement sexuel, a annoncé mardi soir sur CBS qu'elle se lançait dans la course à la présidentielle américaine de 2020.

"Je vais être candidate à la présidence des Etats-Unis", a déclaré dans un sourire Kirsten Gillibrand, sur le plateau du célèbre humoriste américain Stephen Colbert. Son entrée en piste confirme l'accélération du rythme des candidatures du côté démocrate, où le terrain s'annonce très chargé.

D'après un extrait de l'émission de CBS, la sénatrice de New York, 52 ans, a précisé qu'elle lançait un "comité exploratoire", un pas décisif pour entrer dans la course à la présidentielle américaine. "Je n'ai pas peur de défier Trump", a-t-elle écrit plus tard sur Twitter.

Santé et éducation, des priorités

Elle déclare vouloir défendre une société plus égalitaire, avec un système de santé qui "devrait être un "droit, pas un privilège", une meilleure éducation publique et formation professionnelle "pour pouvoir accéder à la classe moyenne".

Elle dit compter l'économie américaine parmi ses plus grandes priorités et promet de lutter contre "le racisme institutionnel", "la corruption et la course aux profits à Washington" et les groupes d'intérêts spéciaux.

Lutte contre le harcèlement sexuel

Kirsten Gillibrand avait remplacé Hillary Clinton au siège de sénatrice représentant l'Etat de New York en janvier 2009, lorsque cette dernière avait été nommée secrétaire d'Etat. Elle a facilement été réélue deux fois depuis dans cet Etat très démocrate.

Au Sénat, Kirsten Gillibrand s'est illustrée pour sa lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles, notamment dans l'armée, déjà bien avant l'émergence du mouvement anti-harcèlement #MeToo, en octobre 2017.

ats/jvia

Publié le 16 janvier 2019 à 05:42 - Modifié le 16 janvier 2019 à 05:49