Modifié le 11 janvier 2019 à 22:37

Le retrait du matériel en Syrie a débuté, mais pas celui des troupes

Un convoi de la coalition en Syrie (image d'illustration).
Le retrait du matériel en Syrie a commencé, pas encore des troupes Le Journal horaire / 13 sec. / le 23 décembre 2018
Les Etats-Unis ont commencé à retirer du matériel de Syrie mais pas encore de troupes, a indiqué vendredi un responsable du ministère américain de la Défense, tentant de clarifier des informations de la coalition internationale.

La coalition internationale antidijihadiste dirigée par les Etats-Unis a annoncé vendredi avoir commencé à retirer du matériel de Syrie. Ces premiers actes interviennent un mois après l'annonce par Donald Trump du désengagement de ses soldats de ce pays en guerre.

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Il ne s'agit pour le moment que d'un retrait de matériel, et non de soldats, a noté un responsable du ministère américain de la Défense, alors que la coalition antidjihadiste dirigée par les Etats-Unis a annoncé vendredi avoir "commencé le processus de retrait organisé de Syrie".

Gommer l'impression d'un départ précipité

La coalition a été formée en 2014 à l'initiative de Washington après la montée en puissance du groupe djihadiste Etat islamique (EI) et sa conquête de vastes territoires en Syrie et en Irak. Plusieurs pays y participent, dont la France et la Grande-Bretagne. Elle intervient par des raids aériens contre les djihadistes et avec des forces spéciales au sol appuyant des combattants locaux.

Le 19 décembre, le président américain Donald Trump a annoncé le retrait des 2000 soldats américains en affirmant que l'EI avait été vaincu, même si le groupe continue de contrôler une zone réduite dans l'Est du pays.

>> Lire sur ce sujet: Donald Trump annonce la défaite du groupe Etat islamique en Syrie

Le début du retrait coïncide avec une tournée au Moyen-Orient du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a assuré jeudi depuis l'Egypte que le désengagement aurait lieu malgré la levée de boucliers qu'il provoque chez de nombreux alliés de Washington. Le gouvernement américain a par ailleurs multiplié les messages pour tenter de gommer l'impression initiale d'un départ précipité.

agences/lgr

Publié le 11 janvier 2019 à 21:20 - Modifié le 11 janvier 2019 à 22:37