Modifié le 11 janvier 2019 à 13:07

Situation "extrêmement grave" pour les droits de l'homme en Corée du Nord

Tomas Ojea Quintana.
Aucune avancée sur les droits humains en Corée du Nord, selon l'ONU Le 12h30 / 1 min. / le 11 janvier 2019
La situation des droits de l'homme en Corée du Nord n'a pas évolué malgré les efforts diplomatiques et les promesses de réformes économiques de Pyongyang, a déploré vendredi le rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l'homme en Corée du Nord.

Tomas Quintana s'est rendu cette semaine en Corée du Sud dans le cadre d'investigations qui devront nourrir un rapport du Conseil des droits de l'homme de l'Onu attendu en mars prochain.

"Il est d'autant plus regrettable que, malgré tous les développements positifs auxquels le monde a assisté l'an dernier, la réalité des droits de l'homme sur le terrain n'ait pas changé et continue d'être extrêmement grave", a déclaré le rapporteur lors d'une conférence de presse à Séoul.

"Dans tous les domaines liés aux droits économiques et sociaux, santé, logement, éducation, sécurité sociale, emploi, alimentation, eau et système sanitaire, la majeure partie de la population du pays est laissée pour compte", a-t-il ajouté.

Les Nations unies ont par ailleurs eu confirmation de l'existence de milliers de détenus dans des camps d'internement politique. "Tout le pays est une prison", a déclaré une source citée par le rapporteur des Nations unies.

Pyongyang nie

La Corée du Nord nie enfreindre les droits de l'homme, affirmant que cette question est utilisée par la communauté internationale pour justifier son isolement.

Le sujet des droits de l'homme a été notoirement absent de l'ordre du jour des sommets de l'an dernier entre le numéro un nord-coréen Kim Jong-un et les présidents sud-coréen Moon Jae-in et américain Donald Trump.

En décembre dernier, les Etats-Unis ont toutefois imposé des sanctions à l'encontre de trois hauts responsables nord-coréens pour violations des droits de l'homme, parmi lesquels Ryong Hae-choe, un très proche conseiller de Kim Jong-un.

reuters/cab

Publié le 11 janvier 2019 à 13:07 - Modifié le 11 janvier 2019 à 13:07