Modifié le 09 janvier 2019 à 17:47

Revers au Parlement pour la Première ministre britannique Theresa May

Des manifestants pro-Europe devant le Parlement britannique à Londres, ce mardi 8 janvier 2019.
Le flou reste total au Royaume-Uni à la veille de la reprise des débats sur le Brexit La Matinale / 2 min. / le 08 janvier 2019
La Première ministre conservatrice britannique Theresa May a essuyé mercredi un cuisant revers au Parlement, où l'examen de l'accord de retrait de Brexit a repris, avant un vote historique le 15 janvier.

Les députés ont adopté un amendement mettant la pression sur le gouvernement pour présenter un "plan B" en cas d'échec du texte.

La cheffe du gouvernement avait pourtant donné des gages aux députés pour tenter de les convaincre d'adopter l'accord de sortie de l'UE. Mais preuve de leur défiance, les députés ont adopté à 308 voix pour et 297 contre un amendement déposé par le conservateur Dominic Grieve qui oblige le gouvernement à présenter sous trois jours - contre 21 jours selon la législation actuelle - un plan alternatif sur le Brexit en cas de rejet du texte par les députés.

Le gouvernement avait déjà essuyé une première défaite la veille avec le vote d'un amendement à une loi budgétaire visant à limiter son pouvoir de mettre en oeuvre un Brexit sans accord. Vingt députés conservateurs avaient voté pour cet amendement.

Mauvais présage

Malgré ce revers, mauvais présage pour le vote de mardi, David Lidington, le numéro deux du gouvernement britannique, a encore écarté mercredi toute réécriture du texte, âprement négocié avec Bruxelles. "Le choix qui se présente est cet accord, ou pas d'accord, ou, comme certains députés le souhaitent, d'annuler complètement le résultat du référendum de 2016", a-t-il affirmé sur la BBC.

Le vote, initialement prévu en décembre, avait été reporté à la dernière minute par Mme May pour éviter une défaite annoncée, l'accord liguant contre lui à la fois les Brexiters qui craignent une forme d'arrimage permanent à l'UE et les europhiles qui espèrent encore pouvoir faire machine arrière.

afp/pym/lan

Publié le 09 janvier 2019 à 06:38 - Modifié le 09 janvier 2019 à 17:47