Modifié le 20 décembre 2018 à 11:53

Des milliers de prisonniers américains pourraient bientôt être libérés

Un drapeau américain flottant derrière le grillage d'un pénitencier.
Les Etats-Unis sont sur le point de réformer leur justice pénale La Matinale / 1 min. / le 20 décembre 2018
Le Sénat américain a largement soutenu une loi visant à assouplir le système des peines de prison, afin de réduire la surpopulation carcérale et baisser les coûts. Des milliers d’Américains pourraient bientôt sortir de prison.

"Nous sommes dans une situation de crise humanitaire ici aux Etats-Unis", lance dans La Matinale Amy Povah, qui dirige une organisation militant pour plus de clémence au sein du système pénal américain. "Aujourd’hui, après une première arrestation, vous pouvez écoper de la prison à vie!"

Démocrates et républicains se sont donc accordés pour remédier à la surpopulation carcérale. Si la loi votée au Sénat ne ravit sans doute pas la base conservatrice, il y a urgence: les Etats-Unis comptent plus de 2 millions de détenus et affichent l’un des taux d’incarcération les plus élevés au monde.

La réforme, soutenue par Donald Trump, prévoit d’adoucir les peines mineures, souvent liées à la drogue. Et si elle se confirme - la Chambre des représentants doit encore se prononcer - elle devrait permettre la libération de 4000 Américains. Un vote final est attendu ces prochains jours à Washington.

Raphaël Grand/lgr

Publié le 20 décembre 2018 à 11:20 - Modifié le 20 décembre 2018 à 11:53

Loi contre le lynchage

Après avoir essayé sans succès pendant un siècle, le Sénat américain a aussi adopté mercredi une proposition de loi faisant du lynchage un crime fédéral.

Son adoption a représenté "un moment beau et significatif" pour le Sénat, a commenté Cory Booker, sénateur du New Jersey considéré comme un possible candidat démocrate à l'élection présidentielle de 2020.

Si la législation est adoptée par l'ensemble du Congrès, le lynchage sera dorénavant considéré par la justice américaine comme "l'expression suprême du racisme" après la guerre de Sécession.