Modifié le 07 décembre 2018 à 12:56

Angela Merkel appelle à l'unité avant l'élection de son successeur

Angela Merkel a été ovationnée par les délégués de la CDU.
Angela Merkel a fait ses adieux à la présidence de la CDU Le 12h30 / 1 min. / le 07 décembre 2018
"Je souhaite que nous sortions de ce congrès bien armés, motivés et unis", a déclaré Angela Merkel vendredi devant les délégués de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), qui doivent élire son successeur dans l'après-midi.

"Nous sentons tous qu'il s'agit d'un congrès bien particulier", a déclaré Angela Merkel, qui a annoncé en octobre qu'elle renonçait à se représenter à la tête du parti après deux élections régionales très décevantes. La chancelière a dans la foulée appelé à défendre les valeurs "démocratiques et chrétiennes".

A son arrivée dans la salle, les 1001 délégués réunis à Hambourg se sont levés et l'ont applaudie plusieurs minutes. Certains tenaient des pancartes orange sur lesquelles on pouvait lire "Merci cheffe" pour ces 18 années.

Trois candidats

Alors que trois candidats sont en lice, deux personnalités aux projets opposés se sont largement détachées pour succéder à Angela Merkel, 64 ans, qui occupe la présidence du parti depuis 2000.

>> Le portrait des trois candidats: Après 18 ans de règne, qui pour succéder à Angela Merkel à la tête de la CDU?

Il s'agit de l'actuelle secrétaire générale de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, protégée de Merkel considérée comme la candidate de la continuité, et Friedrich Merz, rival de longue date de la chancelière, qui promet un changement plus radical. L'enjeu du scrutin va bien au-delà du parti conservateur puisque le vainqueur sera probablement candidat à la chancellerie lors des élections fédérales de 2021.

Deux favoris

Selon un sondage réalisé par l'institut Infratest pour la chaîne ARD diffusé jeudi, Annegret Kramp-Karrenbauer est favorite avec 47% des intentions de vote, contre 37% pour Friedrich Merz et 12% pour le ministre de la Santé, Jens Spahn.

Quel que soit l'heureux élu, aucun changement radical de la politique allemande n'est à attendre dans l'immédiat, a assuré Armin Laschet, un poids lourds du parti, la priorité étant de soutenir le gouvernement, dont les premiers mois ont été marqués par des crises à répétition. "On ne peut plus se permettre de revivre une année comme 2018", a-t-il mis en garde.

agences/boi

Publié le 07 décembre 2018 à 12:30 - Modifié le 07 décembre 2018 à 12:56