Modifié le 05 décembre 2018 à 22:27

Emmanuel Macron refuse de rétablir l'impôt sur la fortune en France

Le président français Emmanuel Macron.
Macron refuse l'impôt sur la fortune Le Journal horaire / 1 min. / le 05 décembre 2018
Le président français Emmanuel Macron s'est opposé mercredi, au cours du Conseil des ministres, à tout rétablissement de l'Impôt sur la fortune (ISF) comme le demandent de nombreux "gilets jaunes", a rapporté l'Elysée.

"Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois", a déclaré le chef de l'Etat.

L'ISF a été transformé début 2018 en impôt sur la fortune immobilière (IFI), une promesse d'Emmanuel Macron qui recentre sur les seuls biens immobiliers l'impôt sur la fortune appliqué aux foyers dont le patrimoine dépasse 1,3 millions d'euros.

Évaluation annoncée un an auparavant

Le Parlement avait prévu il y a un an la mise en place d'une "mission d'évaluation", chargée de mesurer les effets de la réforme "en termes d'investissement dans les entreprises" et de "répartition des richesses".

Le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, a assuré mercredi que "ce sujet-là n'est pas sur la table", demandant "18 à 24 mois pour que la mesure fasse son plein effet".

afp/nk

Publié le 05 décembre 2018 à 22:14 - Modifié le 05 décembre 2018 à 22:27

Édouard Philippe approuvé par l'Assemblé nationale

L'Assemblée nationale a par ailleurs approuvé mercredi par 358 voix contre 194 les mesures annoncées par Edouard Philippe en réponse à la crise des "gilets jaunes".

Le Premier ministre français avait annoncé mardi la suspension pour six mois de trois mesures fiscale, notamment l'abandon dans le budget 2019 de la hausse de la taxe carbone et le gel des tarifs du gaz et de l'électricité cet hiver.

Augmentation des taxes sur les carburants annulée en 2019

Les augmentations de taxe sur les carburants prévues pour le 1er janvier 2019 sont "annulées pour l'année 2019", a affirmé le ministre de la Transition écologique François de Rugy mercredi soir sur BFM TV, l'exécutif ayant décidé d'aller au-delà du moratoire de six mois annoncé mardi.

"Comme ça il n'y a pas d'entourloupe. Le président (Emmanuel Macron) je l'ai eu au téléphone il y a quelques minutes. Il m'a dit: les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait c'est une suspension mais hop ça reviendra après", a ajouté le ministre lors d'un débat avec des "Gilets jaunes".

"On met tout sur la table pendant les débats que nous avons proposés, les trois premiers mois de l'année (...) et ensuite on tire les leçons de ce débat. Est-ce qu'il y a d'autres moyens ? Est-ce qu'il faut poursuivre la taxe ? Tout ça on le mettra en débat", a aussi expliqué François de Rugy.