Modifié le 01 décembre 2018 à 21:49

Scènes de chaos à Paris lors de la mobilisation des "gilets jaunes"

Le troisième samedi de mobilisation des gilets jaunes a été marqués par de nouveaux dérapages à Paris
Le troisième samedi de mobilisation des gilets jaunes a été marqués par de nouveaux dérapages à Paris 19h30 / 2 min. / le 01 décembre 2018
Le troisième samedi de mobilisation des "gilets jaunes" à Paris a donné lieu à une explosion de violence dans plusieurs quartiers, en proie aux dégradations et à des scènes de chaos. La police a procédé à près de 300 interpellations.

Voitures brûlées, bâtiments incendiés, vitrines brisées: la manifestation des "gilets jaunes" contre l'érosion du pouvoir d'achat a été entachée de graves violences, surtout à Paris, qui ont entraîné l'interpellation de 287 personnes et provoqué 110 blessés, dont 17 parmi les forces de l'ordre.

"On est dans un état insurrectionnel, on n'a jamais vu ça", a déclaré sur la chaîne de télévision française BFMTV Jeanne d'Hauteserre, maire Les Républicains du VIIIe arrondissement de Paris où se sont déroulés la plupart des affrontements, avec des dizaines de voitures brûlées dans plusieurs rues et des bâtiments incendiés.

Les grands magasins des Galeries Lafayette et du Printemps ont été évacués en début de soirée en raison des violences.

Mobilisation en baisse

"200 manifestants pacifiques sur les Champs-Élysées. 1500 perturbateurs à l'extérieur du périmètre venus pour en découdre", a dénoncé sur Twitter le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner tandis que son secrétaire d'Etat Laurent Nunez évoquait sur BFMTV "3000" casseurs aux abords de la place de l'Etoile.

A 17h, quelque 75'000 manifestants ont été recensés par les autorités sur l'ensemble de la France. La première journée nationale, le 17 novembre, avait réuni 282'000 personnes, et la deuxième 106'000.

"Je n'accepterai jamais la violence"

Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu'il n'accepterait "jamais la violence", qui a explosé à Paris.

"Aucune cause ne justifie que les forces de l'ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l'Arc de Triomphe soit souillé", a ajouté le président français, s'exprimant à Buenos Aires, à la fin du sommet du G20.

agences/kkub/gma

Publié le 01 décembre 2018 à 15:31 - Modifié le 01 décembre 2018 à 21:49