Modifié le 28 novembre 2018 à 08:14

Facebook reconnaît avoir été alerté dès 2014 d'activités russes suspectes

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Facebook reconnaît avoir été alerté dès 2014 d'activités russes suspectes La Matinale / 28 sec. / le 28 novembre 2018
Facebook a reconnu mardi avoir été alerté dès 2014 par ses ingénieurs d'activités russes suspectes sur sa plateforme. Mais le réseau social n'a pas pu confirmer l'existence d'une campagne malveillante.

Le géant américain est depuis plusieurs mois dans le viseur de la commission sur le numérique, la culture et les médias de la Chambre des communes britannique, dans le cadre d'une enquête sur les "fake news".

Mardi, un responsable de Facebook a dû s'expliquer sur le contenu d'e-mails internes saisis au sein de l'entreprise américaine Six4Three, provenant à l'origine d'une plainte aux Etats-Unis et obtenus en vertu d'une procédure parlementaire rarement utilisée.

"Trois milliards" d'informations par jour

Selon le président de la commission, l'un de ces courriers affirme qu'un ingénieur de Facebook avait averti l'entreprise en octobre 2014 que des adresses IP russes accédaient à "trois milliards" d'informations par jour.

Facebook a reconnu avoir été alerté en 2014. "Les ingénieurs qui avaient signalé ces préoccupations initiales se sont ensuite penchés sur la question et n'ont trouvé aucune preuve d'une activité russe spécifique", précise l'entreprise.

afp/jvia

Publié le 28 novembre 2018 à 02:16 - Modifié le 28 novembre 2018 à 08:14

Empêtré dans plusieurs affaires

Facebook doit d'abord encaisser les accusations d'ingérence russe sur sa plateforme dans l'élection présidentielle américaine de 2016, mais aussi le scandale de l'exploitation par la firme Cambridge Analytica de données d'utilisateurs à leur insu à des fins politiques, ainsi qu'une faille de sécurité ayant conduit au piratage de millions de comptes.

Plus récemment, une enquête publiée par le New York Times a révélé que Facebook avait induit le public en erreur à propos de ce qu'il savait sur l'ingérence russe et a eu recours à une entreprise de relations publiques, Definers, pour discréditer ses concurrents afin de détourner la colère populaire.