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Nicolas Hulot assume tout mais regrette la crise des "gilets jaunes"

L'ancien ministre français de la transition écologique Nicolas Hulot est sorti d'un silence de trois mois jeudi soir sur France 2. [Gerard Julien - Reuters]
Trois mois après sa démission, Nicolas Hulot a fait son retour médiatique hier soir sur France 2 / La Matinale / 2 min. / le 23 novembre 2018
Nucléaire ou taxe carbone, Nicolas Hulot a tout "assumé" jeudi en sortant d'un silence de trois mois, regrettant malgré tout une "crise" des "gilets jaunes" selon lui évitable.

Cette crise aurait selon lui pu être évitée si le gouvernement avait entendu ses suggestions sur l'accompagnement de la transition écologique.

Très attendu sur ce sujet, l'ancien ministre de la transition écologique, qui plaide depuis 10 ans pour une fiscalité verte, a défendu sur France 2 la hausse de la taxe carbone honnie des "gilets jaunes". Mais "il faut un accompagnement social digne de ce nom", a-t-il insisté.

>> Regarder le sujet du 19h30:

En France, les gilets jaunes poursuivent leurs manifestations. Nicolas Hulot estime que cette crise aurait pu être évitée. [RTS]
En France, les gilets jaunes poursuivent leurs manifestations. Nicolas Hulot estime que cette crise aurait pu être évitée. / 19h30 / 2 min. / le 23 novembre 2018

Pas entendu

"Je me suis battu, et notamment les semaines qui ont précédé mon départ, pour qu'on change complètement d'échelle dans l'accompagnement social de la transition énergétique et écologique, avec des propositions concrètes", a-t-il déclaré, face aux revendications d'un "gilet jaune" en duplex depuis Saint-Brieuc.

"Je n'ai pas été entendu. On m'a opposé des raisons budgétaires, j'en ai tiré les leçons", a ajouté un Nicolas Hulot très remonté dans l'Emission politique présentée par la même Léa Salamé qui avait recueilli sa démission en direct fin août sur France Inter.

>> Le portrait des "gilets jaunes" dans l'émission Tout un monde:

Qui sont les "gilets jaunes" qui paralysent la France? [Ian Langsdon - EPA/Keystone]Ian Langsdon - EPA/Keystone
Qui sont les "gilets jaunes" qui paralysent la France? / Tout un monde / 9 min. / le 20 novembre 2018

afp/br

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Aucun soutien

Malgré ce retour médiatique et politique, Nicolas Hulot a assuré qu'il ne soutiendrait aucune liste aux élections européennes de 2019, se disant "disponible mais pas dans le champ politique traditionnel".

Quant à une éventuelle candidature au scrutin présidentiel de 2022, c'est "un fanstasme de journaliste", a dit celui qui est redevenu la personnalité politique préférée des Français selon des sondages.