Publié le 12 octobre 2018 à 11:58

La première école romande pour boursicoteurs ouvre à Genève

A Genève, il est désormais possible de suivre une formation pour devenir trader
A Genève, il est désormais possible de suivre une formation pour devenir trader 19h30 / 2 min. / le 11 octobre 2018
Vendre, acheter, empocher un maximum d'argent. La place financière genevoise compte désormais le premier centre romand de formation destiné aux particuliers pour apprendre à spéculer à la bourse. Un économiste met en garde.

Une semaine à dix jours pour s'entraîner sur un simulateur dans une salle des marchés pour apprendre la gestion du risque. Cette formation, qui coûte de de 4990 à 18'000 francs, promet aux élèves des rendements exceptionnels.

"La première question qu'on a, c'est: 'est-ce que je peux devenir riche grâce au trading?'", affirme à la RTS le fondateur du Geneva trade center, Erwan Signe.

Mais ce n'est pas si simple. L'école située au centre de Genève donne les clés pour intervenir sur les marchés financiers, dans le "but ultime de faire des petits profits, mais répétitifs durant la journée", explique-t-il.

Fathi Regagia est transporteur de profession. Il souhaite devenir trader. Et comme tout le monde, il rêve de toucher le pactole. "Bien sûr, j'espère gagner de l'argent après cette formation", affirme l'élève. Lui est ici pour apprendre à gérer les pertes et les gains. "L'important, c'est de gérer nos pertes", souligne-t-il.

Créneau porteur de désillusion?

Les traders professionnels sont très recherchés en Suisse, où les offres d'emploi se comptent par centaines. Un créneau porteur donc, qui pourrait réveiller le Loup de Wall Street qui sommeille en chacun.

Mais gare à la désillusion, avertit Emmanuel Fragnière, économiste à la HES-SO Valais: "En quelques mois, c'est pas possible d'acquérir les compétences qu'il faut pour faire du trading".

D'après le professeur, le trading aujourd'hui n'est plus une affaire d'homme seul. "Cela se fait généralement dans des banques, avec du risk management et des stratégies élaborées. Là, on est tout à fait éloignés de la réalité".

Estelle Braconnier, Feriel Mestiri

Publié le 12 octobre 2018 à 11:58