Modifié le 26 septembre 2018 à 09:17

Les cofondateurs et dirigeants d'Instagram démissionnent

Kevin Systrom, directeur général d'Instagram, lors d'une conférence de presse en juin à San Francisco.
Les fondateurs d'Instagram claquent la porte sur fond de tensions avec Facebook La Matinale / 1 min. / le 26 septembre 2018
Les cofondateurs et dirigeants d'Instagram, l'application de partage de photos rachetée par Facebook en 2012, ont démissionné, ont fait savoir les intéressés dans la nuit de lundi à mardi.

Les responsables du réseau social ont confirmé l'information du New York Times.

"Nous allons prendre des congés pour explorer à nouveau notre curiosité et notre créativité", a écrit dans une déclaration publiée sur le site de l'entreprise Kevin Systrom, directeur général d'Instagram. Il avait créé l'application en 2010 avec Mike Krieger, qui a le titre de directeur des affaires technologiques.

Désaccord avec les dirigeants de Facebook?

"Construire de nouvelles choses exige que nous prenions du recul, que nous comprenions ce qui nous motive et le faire coïncider avec les besoins du monde, voilà ce que nous voulons faire", a ajouté Kevin Systrom sans donner de raison plus précise de ce départ.

Plusieurs médias américains l'attribuent toutefois à une mésentente avec les dirigeants de la maison-mère Facebook.

Pour rappel, Instagram a annoncé en juin avoir franchi la barre du milliard d'utilisateurs, profitant en particulier d'une popularité croissante chez les jeunes.

ats/tmun

Publié le 25 septembre 2018 à 07:04 - Modifié le 26 septembre 2018 à 09:17

Audience monétisée sous l'impulsion de Facebook

Instagram a été créé en 2010, puis racheté par Facebook en 2012 pour un milliard de dollars. Sous l'impulsion de Facebook, Instagram a largement monétisé son audience, ajoutant publicités et autres contenus sponsorisés sur l'application.

Facebook traverse depuis des mois la plus grave crise de son histoire, vilipendé de toute part, accusé d'avoir servi de plateforme de manipulation politique, en particulier pendant la campagne présidentielle américaine de 2016. Il lui est aussi reproché d'avoir laissé filer les données de dizaines de millions d'utilisateurs vers la firme britannique Cambridge Analytica.