Modifié le 17 janvier 2019 à 14:32

Pierre-Yves Maillard se dit intéressé à diriger l’Union syndicale suisse

Interview Pierre-Yves Maillard, conseiller d’Etat. Vaud
Interview Pierre-Yves Maillard, conseiller d’Etat. Vaud Mise au Point / 8 min. / le 19 août 2018
Le conseiller d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard a manifesté dimanche dans Mise au Point son intérêt pour succéder à Paul Rechsteiner à la tête de l’Union syndicale suisse (USS).

"J'ai été approché, c'est vrai, par le comité qui s'occupe de cette succession", a confirmé Pierre-Yves Maillard. "Je suis honoré de cette marque de confiance. Maintenant, pour ce genre de fonction, on ne concourt pas comme dans une compétition électorale."

Un retour dans les milieux syndicaux a toujours été dans son esprit. "Je suis ouvert, j'ai toujours dit que pour moi, après le Conseil d'Etat, un retour dans le monde syndical était l'une des choses qui m'intéressait."

Mais il tempère. "Pour ça, il faut être soutenu par une fédération qui porte officiellement la candidature. Et puis il faut évidemment avoir plus qu'une fédération, donc je regarde aujourd'hui si ces soutiens existent et si mon profil est attendu. S'il l'est, c'est effectivement une possibilité que j'examine."

Potentielle candidature aux élections fédérales

"Il est encore un peu tôt dans le processus pour confirmer une candidature", a encore dit Pierre-Yves Maillard, qui ne sera sans doute pas le seul candidat à la succession de Paul Rechsteiner qui tire sa révérence après 20 ans à la tête de la faîtière des syndicats. Le socialiste saint-gallois est toutefois candidat à sa réélection au Conseil des Etats en 2019.

S'il devait être élu lors du prochain congrès de l'USS en novembre prochain, Pierre-Yves Maillard serait également candidat aux élections fédérales de 2019. "D'après les fédérations qui se sont exprimées, il y a la volonté que le futur président ou la future présidente de l'USS soit au Parlement", confirme-t-il.

"Si donc je devais faire ce choix et si je devais être retenu, je devrais, et je le ferai, me mettre à disposition pour une candidature. Encore une fois si ce projet ne se fait pas, j'ai un mandat de conseiller d'Etat que je continuerai jusqu'à la fin de la législature."

Pour rappel, Pierre-Yves Maillard a été réélu en 2017 pour un quatrième et dernier mandat au sein de l’exécutif vaudois, où il est ministre depuis décembre 2004.

>> Le reportage de Mise au Point sur le bras de fer autour des mesures d'accompagnement:

Bras de fer politique
Mise au Point - Publié le 19 août 2018

Propos recueillis par Elisabeth Logean

Adaptation web: Lara Gross

Publié le 19 août 2018 à 21:02 - Modifié le 17 janvier 2019 à 14:32

Unia va réfléchir d'ici l'automne

Contacté lundi matin par la RTS, Unia réagit pour l'instant avec prudence. Le porte-parole du plus grand syndicat de Suisse estime que la candidature de Pierre-Yves Maillard est une option "valable et positive".

Mais les instances dirigeantes d'Unia disent devoir réfléchir, précise le porte-parole.
Le comité se décidera d'ici l'automne.

D'autres syndicats membres de l'USS voteront également le 30 novembre et notamment le Syndicat des services publics (SSP). Celui-ci, à majorité féminine tant parmi ses membres qu'au sein de son comité, devrait a priori favoriser une candidature féminine. La conseillère nationale socialiste Marina Carobbio, dont le nom est évoqué, maintient du reste sa candidature.

La question d'une candidature féminine devrait être au coeur des débats de nombreuses fédérations. Jusqu'ici, une seule femme est arrivée jusqu'au sommet de l'Union syndicale suisse - la Genevoise Christiane Brunner, coprésidente de 1994 à 1998.

Deux conseillers nationaux socialistes ont par ailleurs déjà confirmé leur intérêt: le Valaisan Mathias Reynard et la Saint-Galloise Barbara Gysi.

>> Ecouter le sujet de Martine Clerc dan le 12h30: