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De graves manquements de Rothschild Bank révélés dans le cas 1MDB

L'affaire de détournement de centaines de millions d'euros du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB) fait l'objet d'enquêtes en Suisse et aux Etats-Unis. [Joshua Paul - Keystone]
De graves manquements de Rothschild Bank révélés dans le cas 1MDB / Forum / 2 min. / le 20 juillet 2018
La FINMA a clôturé la dernière procédure relative au fonds souverain malaisien 1MDB. Il s'agissait de l'affaire contre la Rothschild Bank et une de ses filiales. Celles-ci ont gravement enfreint les normes sur le blanchiment d'argent.

La banque privée zurichoise et sa filiale, Rothschild Trust (Suisse), ont négligé leurs obligations de diligence, de communication et de documentation, explique vendredi l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).

Celles-ci ont insuffisamment clarifié l'origine des fonds dans une relation d'affaires importante liée au cas de corruption présumée touchant le fonds souverain malaisien 1MDB.

Un chargé d'audit pour contrôler les mesures

La procédure d'application de la loi ("enforcement" dans le jargon de la FINMA) a été close ce mois-ci, ajoute l'autorité. Les deux établissements ont déjà pris de nombreuses mesures organisationnelles afin d'améliorer le respect des dispositions en matière de lutte contre le blanchiment d'argent.

Le gendarme des marchés a mandaté un chargé d'audit afin d'en vérifier l'adéquation et l'efficacité.

ats/tmun

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Sept procédures d'enforcement ouvertes en Suisse

Dans le cadre du scandale 1MDB, la FINMA a ouvert sept procédures d'enforcement. L'autorité a aussi ouvert entre 2016 et 2017 des procédures à l'encontre de sept responsables de banques, en lien avec ce scandale politico-financier.

Le fonds souverain avait été créé par le Premier ministre malaisien Najib Razak à son arrivée au pouvoir en 2009. 1MDB s'est endetté à hauteur de 10 milliards d'euros.

Le scandale politico-financier, qui a éclaté il y a plus de deux ans, a fini par atteindre Najib Razak après des révélations du Wall Street Journal. Le Premier ministre malaisien et 1MDB ont toujours nié avoir commis tout acte répréhensible.