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Les femmes recourent davantage au crédit en cas d'extrême nécessité

En cas de difficulté financière, les femmes demandent plus souvent un crédit que les hommes. [Alexi Tauzin]
Les femmes recourent davantage au crédit en cas d'extrême nécessité / Le 12h30 / 1 min. / le 29 mai 2018
En Suisse, les femmes contractent moins de crédit à la consommation que les hommes, mais quand elles le font, c'est davantage pour des raisons d'extrême nécessité, indique une étude publiée mardi par Comparis.

Le site de comparaison en ligne Comparis.ch a analysé plus de 30'000 demandes de crédits déposées auprès d'un service partenaire. Cette étude met en lumière une situation financière souvent plus fragile chez les femmes que chez les hommes. Les femmes travaillent davantage à temps partiel. Le changement de situation personnelle peut aussi provoquer une perte importante des revenus. D'ailleurs une femme sur cinq qui contracte un crédit est soit séparée, soit divorcée, soit veuve, selon l'étude.

Le crédit apparaît dès lors comme une solution. En cas de difficulté financière, les femmes demandent ainsi près de deux fois plus souvent un crédit que les hommes, notamment pour régler des factures en cours. Ce chiffre augmente une fois l'âge de la retraite arrivé.

Les femmes contractent aussi deux fois plus souvent que les hommes un crédit pour le remboursement de dettes. Cela touche principalement les jeunes femmes de moins de 24 ans et celles âgées entre 60 et 64 ans.

Des demandes de crédit en grande majorité masculines

Trois-quarts des demandes de crédit proviennent d'hommes. Leur motivation est davantage tournée vers le luxe que l'extrême nécessité, pour faire l'acquisition d'une voiture par exemple. La demande est particulièrement forte chez les hommes de moins de 25 ans. Ils demandent aussi davantage que les femmes des crédits pour opérer des placements. Par contre, avant leurs 24 ans, ils s'endettent deux fois mois que les femmes pour financer leurs études.

Et puis un mot sur le montant de ces crédits. Les hommes empruntent des sommes plus élevées en moyenne. Là aussi le facteur voiture pèse dans la balance.

Romain Bardet/ebz

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