Modifié le 18 décembre 2017 à 15:20

L'UE ouvre une enquête contre Ikea pour avantages fiscaux indus

Le logo d'Ikea sur des caddies dans un magasin en Allemagne.
Le logo d'Ikea sur des caddies dans un magasin en Allemagne. [Fredrik von Erichsen - DPA/Keystone]
La Commission européenne a ouvert lundi une enquête contre le suédois Ikea, numéro un mondial de l'ameublement, qu'elle soupçonne d'avoir bénéficié d'avantages fiscaux indus de la part des Pays-Bas.

"Nous allons procéder à un examen minutieux du traitement fiscal que les Pays-Bas ont appliqué à Inter Ikea", société qui exploite l'activité de franchise d'Ikea, a annoncé l'exécutif européen dans un communiqué.

La Commission européenne craint que le groupe Inter Ikea ait obtenu "des avantages fiscaux, dont ne peuvent bénéficier d'autres sociétés soumises aux mêmes règles fiscales aux Pays-Bas". Si c'est le cas, ce serait contraire au principe de concurrence, dont la Commission est la gardienne dans toute l'UE.

Après un rapport d'eurodéputés

Cette enquête fait suite à un rapport publié par les eurodéputés Verts en février 2016, dans lequel ils avaient dénoncé "la stratégie de planification fiscale agressive" du Suédois.

Les écologistes, qui avaient alors incité Bruxelles à lancer une procédure d'examen afin de vérifier l'existence d'une possible infraction à la législation européenne sur la concurrence, se sont félicités de la décision de la Commission.

afp/tmun

Publié le 18 décembre 2017 à 12:17 - Modifié le 18 décembre 2017 à 15:20

Ikea estime être imposé "conformément aux règles de l'UE"

Ikea s'est défendu lundi de bénéficier d'avantages fiscaux indus aux Pays-Bas, affirmant être imposé "conformément aux règles de l'UE".

"La façon dont nous avons été taxés par les autorités nationales a été conforme, de notre point de vue, aux règles de l'UE", a indiqué Ikea dans un communiqué à l'AFP, se disant disposé à "coopérer et à répondre aux questions des autorités néerlandaises et de la Commission européenne".