Modifié le 01 décembre 2017 à 17:27

Le trafic de marchandises à travers les Alpes emprunte de plus en plus le rail

Les risques dus au transport par rail ou route sont acceptables, selon le Conseil fédéral.
Un train transportant de la marchandises passant par la gare de Gerra Gambarogno au Tessin. [Karl Mathis - Keystone]
Les marchandises qui traversent la Suisse par les Alpes empruntent de plus en plus souvent le rail. Entre juillet 2015 et juin 2017, le nombre de poids lourds a baissé de 5,6% pour atteindre 75'000 par an.

Selon un rapport adopté vendredi par le Conseil fédéral, le fret ferroviaire a, dans le même temps, augmenté de 18,8%, atteignant une part de marché de 71% à fin 2016. C'est un nouveau record.

Les mesures visant le transfert de la route au rail continuent de déployer leurs effets, note le rapport.

Objectif non atteint

Il ne sera toutefois pas possible d’atteindre l’objectif de transfert de 650'000 courses par an à fin 2018. Un objectif fixé par la loi. Le Conseil fédéral propose de maintenir ce but malgré tout. Il attend les conclusions que l’on pourra tirer des augmentations de capacité, une fois que la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) sera achevée.

ats/ta

Publié le 01 décembre 2017 à 11:53 - Modifié le 01 décembre 2017 à 17:27

Trafic perturbé

Au second semestre 2017, deux événements ont entravé le trafic du fret ferroviaire, relève le rapport.

La ligne de Luino, en Italie, est momentanément fermée en raison de l’aménagement du corridor de 4 mètres. L'autre événement perturbateur a été la fermeture de la "Rheintalbahn", en Allemagne, en raison d'un affaissement des voies, qui a duré environ sept semaines entre août et septembre.

Malgré tout, le fret ferroviaire transalpin s’est mieux maintenu que ce que l’on craignait, note encore le rapport.

Le Conseil fédéral préconise des mesures

Des mesures doivent être prises pour faciliter le trafic ferroviaire des marchandises entre la Suisse et l'Italie. Et, pour le Conseil fédéral, cette tâche incombe en priorité aux entreprises ferroviaires et aux exploitants du réseau.

Le transport ferroviaire de marchandises doit parfois compter avec des temps d’attente très longs à la frontière entre la Suisse et l’Italie.

Pour procéder aux améliorations nécessaires, les exploitants de réseau peuvent recevoir le soutien de la Confédération par le biais du financement d’aménagements ponctuels de l’infrastructure.