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Origine du cobalt et droits humains, les grandes firmes priées de réagir

Une mine de cobalt en République démocratique du Congo. [Aaron Ross - Reuters]
Une mine de cobalt en République démocratique du Congo. [Aaron Ross - Reuters]
Les géants industriels n'en font toujours pas assez pour mettre fin aux atteintes aux droits humains commises dans le cadre de leurs chaînes d'approvisionnement en cobalt, indique mercredi Amnesty International dans un rapport.

Près de deux ans après un premier rapport alarmant sur la question, Amnesty a établi un nouveau classement des firmes utilisant du cobalt, dans l'électronique ou la fabrication de véhicules électriques.

Selon l'ONG, une poignée d'entreprises ont réalisé des progrès, mais les autres n'ont pas pris "les mesures les plus élémentaires" et en premier lieu sur les filières d'approvisionnement en République démocratique du Congo, où la production est susceptible d'être liée au travail des enfants.

Daimler et Renault épinglés

Plus de 50% du cobalt extrait dans le monde provient de RDC et 20% est extrait manuellement, souvent dans des conditions "épouvantables", juge Amnesty.

Le secteur automobile est sévèrement épinglé par l'ONG dans un chapitre intitulé "La face sombre de la technologie verte". Les résultats de Daimler et Renault sont qualifiés de "particulièrement mauvais".

Apple est en revanche salué pour son traçage excluant l'intervention d'enfants. Microsoft est lui encore à la traîne.

agences/boi

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