Publié le 03 octobre 2017

UBS pourrait à l'avenir biffer 30'000 emplois avec l'évolution technologique

Sergio Ermotti, le patron d'UBS, arrive en troisième place des managers les mieux payé d'Europe, avec un salaire de 14,32 millions de francs en 2015.
Sergio Ermotti, le patron d'UBS, arrive en troisième place des managers les mieux payé d'Europe, avec un salaire de 14,32 millions de francs en 2015. [Ennio Leanza - KEYSTONE]
Comme la technologie se substitue de plus en plus aux salariés, UBS pourrait remercier près de 30'000 employés dans les années à venir, estime le directeur général de la banque Sergio Ermotti.

Dans un entretien publié mardi par le magazine Bloomberg Markets, Sergio Ermotti note que les entreprises tournées vers la fabrication de produits estiment que les nouvelles technologies peuvent diviser par deux les effectifs. Il ajoute que dans le secteur bancaire cette part serait vraisemblablement deux fois moins importante.

"Regardez UBS, nous employons un nombre significatif de collaborateurs, soit près de 95'000 personnes avec les sous-traitants. On peut en avoir 30% de moins. Mais les emplois seront beaucoup plus intéressants. Le contenu humain y sera la clé de voûte de la fourniture du service", poursuit le directeur.

Une évolution progressive

Sergio Ermotti pense que la décennie à venir sera placée sous le signe de la technologie comme celle en cours l'est sous celui de la régulation.

"Il ne s'agit pas d'un big bang: ce sera progressif. Mais tout sera tellement plus rapide et plus efficace. Au lieu de servir 50 clients, on pourra en servir 100 et de manière beaucoup plus sophistiquée", poursuit-il.

ats/boi

Publié le 03 octobre 2017

L'intelligence artificielle pour communiquer

Le cabinet de conseil Accenture a révélé en mai que trois quarts des banques pensaient que l'intelligence artificielle allait être le biais principal par lequel elles entendent communiquer avec leurs clients au cours des trois prochaines années.