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Pacte contre la pêche illégale du thon signé par 48 entreprises

Des thons pêchés illégalement au large de l'Indonésie (image d'illustration). [Alex Hofford - EPA/Keystone]
Des thons pêchés illégalement au large de l'Indonésie (image d'illustration). [Alex Hofford - EPA/Keystone]
Une cinquantaine d'entreprises de la pêche, dont le numéro 3 mondial du poisson en boîte, ont signé lundi un pacte pour mettre fin d'ici 2020 à la pêche illégale du thon, a annoncé le World Economic Forum.

Les signataires "s'engagent à bannir la pêche illégale, clandestine et non réglementée de leur industrie, pour éliminer le travail forcé des navires de pêche et protéger la santé des océans et les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs", explique le communiqué.

Du nom de "Thon 2020", cette déclaration de traçabilité devrait empêcher du poisson illégalement pêché d'être mis sur le marché.

Un tiers du poisson mondial victime de la surpêche

Cet accord, négocié par le World Economic Forum, est soutenu notamment par 18 ONG, des organismes de la société civile et le président de l'Assemblée générale des Nations unies.

Selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), environ un tiers du stock mondial de poisson toutes espèces confondues est victime de la surpêche, en général illégale, ce qui représente chaque année pour les pêcheurs un manque à gagner d'environ 24 milliards de dollars, ou 26 millions de tonnes de poissons.

ats/ebz

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Espèce particulièrement touchée par la surpêche

La pêche illégale du thon génère du travail forcé dans de nombreux pays. Le choix de protéger en particulier ce poisson de la pêche illégale n'est pas innocent. Situé au sommet de la chaîne alimentaire, l'état de ses stocks a un impact considérable sur la santé des océans. C'est aussi un des groupes de poissons les plus touchés par la surpêche.

Cet engagement sera soutenu par la "Ocean Data Alliance", un rassemblement d'entreprises à la pointe dans leur technologie respective (informatique, satellites, entre autres), de gouvernements et de centres de recherche, qui doivent créer ensemble des solutions en accès libre pour mettre à disposition des signataires les données permettant de gérer la ressource des océans.