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Le patron de VW dans le viseur de la justice allemande pour le "dieselgate"

Matthias Müller, arrivé aux commandes de VW à l'automne 2015 juste après la révélation de la tricherie du constructeur allemand. [Julian Stratenschulte - Keystone]
Matthias Müller, arrivé aux commandes de VW à l'automne 2015 juste après la révélation de la tricherie du constructeur allemand. [Julian Stratenschulte - Keystone]
Le parquet de Stuttgart a annoncé mercredi avoir ouvert dès février une enquête pour manipulation de cours dans le cadre du "dieselgate". Elle vise des membres du directoire de Porsche SE parmi lesquels l'actuel patron de VW.

Outre Matthias Müller, arrivé aux commandes de Volkswagen à l'automne 2015 juste après la révélation de la tricherie du constructeur allemand sur des millions de moteurs diesel, sont également visés par cette enquête l'ancien patron Martin Winterkorn et l'actuel président du conseil de surveillance du constructeur, Hans-Dieter Pötsch.

Le parquet de Stuttgart est compétent pour les enquêtes concernant Porsche SE, holding contrôlée par les familles héritières de l'inventeur de la Coccinelle. Cette structure, cotée à la Bourse de Francfort, détient environ 52% des droits de vote du numéro un mondial de l'automobile.

Première apparition de Matthias Müller dans une enquête

Hans-Dieter Pötsch, directeur financier de Volkswagen au moment des révélations du dieselgate, devenu depuis président du conseil de surveillance du groupe, est concerné par cette enquête en sa qualité de président du directoire de Porsche SE.

Il a remplacé à ce poste Martin Winterkorn, qui avait laissé les rênes de Volkswagen à Matthias Müller en septembre 2015 en assurant n'avoir rien su de l'installation d'un logiciel truqueur sur 11 millions de véhicules dans le monde pour les faire passer pour moins polluants qu'ils n'étaient en réalité.

C'est la première fois que Matthias Müller apparaît dans une enquête pour manipulation de cours dans le cadre du dieselgate. Le groupe Volkswagen et la holding Porsche SE n'étaient pas joignables dans l'immédiat.

ats/tmun

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Coûteux accords après le "dieselgate"

Le groupe VW, propriétaire de douze marques dont Audi, Porsche et Seat, a dû mettre de côté 22,6 milliards d'euros pour affronter de coûteux accords pour satisfaire autorités, clients et concessionnaires aux Etats-Unis après le "dieselgate". Il est encore poursuivi, notamment par un groupement d'investisseurs en Allemagne qui lui réclame des milliards d'euros de dédommagements pour avoir communiqué trop tard sur le scandale.

Le cours de l'action Volkswagen avait dévissé dans le sillage du dieselgate, engendrant d'importantes pertes chez de nombreux investisseurs. C'est pour ce même motif que Hans-Dieter Pötsch et Martin Winterkorn sont déjà visés par une enquête pour manipulation de cours conduite par le parquet de Brunswick.

L'UE ouvre une procédure d'infraction contre l'Italie

La Commission européenne a ouvert mercredi une procédure d'infraction à l'encontre de l'Italie pour violation des règles en matière d'homologation. Elle lui reproche de ne pas s'être suffisamment assurée de la conformité de modèles de la marque Fiat Chrysler (FCA).

Dans une lettre de mise en demeure, Bruxelles s'inquiète de l'utilisation de dispositifs permettant d'influer sur les émissions d'oxyde d'azote (NOx). Il s'agit d'un gaz polluant. Les soupçons font suite à des tests menés en Allemagne dans le sillage du scandale des moteurs truqués de Volkswagen. Berlin s'était plaint des émissions élevées d'un modèle de véhicule homologué par l'Italie.