Modifié le 30 décembre 2016

La Chine va ouvrir davantage de secteurs aux investisseurs étrangers

Certains domaines, comme le design d'architecture ou l'audit, était jusque là farouchement fermés aux investisseurs étrangers en Chine.
La Chine compte ouvrir une partie de son économie aux entreprises étrangères Le 12h30 / 1 min. / le 30 décembre 2016
La Chine ouvrira de nouveaux secteurs économiques aux investisseurs étrangers, a assuré le gouvernement, à l'heure où l'afflux d'investissements internationaux connaît un net ralentissement dans le pays.

La Chine vient de publier les données concernant ses investissements à l’étranger pour l’année 2016. Avec 165 milliards de francs investis, le pays a dépensé bien plus que l’an dernier.

Pour renforcer les contrôles sur les sorties de capitaux du pays, Pékin va mettre en place une série de mesures. La Chine compte aussi ouvrir certains secteurs de son économie à des entreprises étrangères.

"Politiques d'ouverture"

Le géant asiatique "va mettre l'accent, sans fléchir, sur des politiques d'ouverture" et "créer un environnement de concurrence équitable en traitant firmes chinoises et étrangères de la même façon", s'est engagé le Conseil d'Etat, le cabinet chinois, dans une déclaration publiée tard jeudi.

Le régime autorisera des entreprises étrangères à opérer en Chine des filiales qu'elles contrôlent à 100%, plutôt que de simples coentreprises avec des partenaires chinois, dans des secteurs comme les équipements ferroviaires ou les motocycles.

Nouveaux secteurs ouverts aux étrangers

Des investisseurs étrangers pourront également avoir accès à des secteurs qui leurs étaient jusque-là farouchement fermés, dont l'audit et le design d'architecture, poursuit la déclaration.

Ces promesses, formulées à la suite d'une réunion présidée par le Premier ministre Li Keqiang, font écho à une circulaire diffusée début décembre par la NDRC, la puissante agence de planification.

Repli des investissements étrangers

Celle-ci avait détaillé un éventail des secteurs où les restrictions drastiques imposées aux étrangers devraient être levées: électronique pour l'automobile, batteries de voitures, transformation de produits agricoles, chimie, parcs de loisirs, etc.

Pékin tente de rassurer tous azimuts, pour enrayer l'alarmant repli des investissements directs étrangers (IDE) dans le pays - toujours cruciaux même s'ils ne sont plus aujourd'hui l'indispensable moteur de la croissance du géant asiatique.

L'UE appelle à davantage d'équité

Le ministère chinois du Commerce a estimé lundi que les IDE pourraient avoir atteint 785 milliards de yuans (113 milliards de dollars au taux actuel), soit bien moins que les 136 milliards de dollars enregistrés l'année précédente.

La Chambre de commerce de l'Union européenne dénonce volontiers un "terrain d'investissement inéquitable", et appelle depuis longtemps Pékin à abolir les restrictions pesant sur les firmes étrangères.

>> Ecouter l'analyse de Valérie Niquet, maître de recherche, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris:

Valérie Niquet.
Forum - Publié le 30 décembre 2016
 

ats/Angélique Forget/kkub

Publié le 30 décembre 2016 - Modifié le 30 décembre 2016