Modifié le 02 octobre 2016 à 09:26

La Suisse doit en faire plus contre le blanchiment, selon un rapport

Plusieurs affaires de blanchiment d'argent ont éclaboussé des banques genevoises ces derniers mois.
Le Groupe d'action financière a passé en revue les pratiques helvétiques. [Martin Ruetschi - Keystone]
Après avoir mené une inspection en Suisse au début de l'année, le Groupe d'action financière (GAFI) de l'OCDE exige que le pays améliore sa lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Les experts du GAFI pointent des manquements dans la surveillance helvétique des marchés financiers, dans un rapport qui sera publié lundi et que Le Matin dimanche et le SonntagsZeitung ont pu consulter.

Si le groupe relève que "la Suisse a pris conscience des risques liés" au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme, il regrette que "le pays affiche encore de grosses lacunes: les peines encourues par les banquiers fautifs sont encore trop légères et les moyens de contrôle des activités offshore sont trop faibles".

"Lutte engagée"

Pour y répondre, les experts recommandent d'étendre la législation suisse contre le blanchiment aux avocats, notaires et autres agents de fiduciaires. Ils relèvent néanmoins le travail des autorités de poursuite pénale qui "mènent une lutte engagée et efficace", rapporte le journal dominical.

ats/lgr

Publié le 02 octobre 2016 à 09:22 - Modifié le 02 octobre 2016 à 09:26