Modifié le 30 août 2016 à 18:33

"La libre circulation des personnes est inutile pour l'efficience économique"

"La libre circulation des personnes est inutile pour l'efficience économique", selon Jean-Pierre Danthine
"La libre circulation des personnes est inutile pour l'efficience économique" L'actu en vidéo / 2 min. / le 30 août 2016
L'ancien vice-président de la Banque nationale suisse Jean-Pierre Danthine a estimé mardi à la RTS que la libre circulation des personnes était inutile pour la performance économique et que, sans contrôles, elle devenait nuisible.

"La libre mobilité du travail est une belle idée culturelle, mais on n'en a pas besoin pour la performance économique (...) Cela ne veut pas dire qu'il faille zéro circulation, mais celle-ci doit être contrôlée", a dit Jean-Pierre Danthine dans le Journal du matin (voir vidéo ci-dessus). "Les pays qui ont trop d'immigration en résultat de la libre circulation sont des pays qui souffrent sur le plan politique".

L'ex-numéro deux de la Banque nationale suisse (BNS) s'est toutefois défendu de donner raison à l'UDC: "Je suis pour une libre circulation, mais avec un certain contrôle, a-t-il répété. Mais quand elle conduit à des flux de personnes qui sont trop importants, on observe une réaction qui est liée à la congestion, à la construction, au mitage du territoire... La Suisse et la Grande-Bretagne sont les pays qui souffrent le plus de cela. Y mettre un frein est une bonne chose".

Maintenir la libre circulation des biens

Par ailleurs, Jean-Pierre Danthine s'est dit largement favorable à une idée émanant d'un groupe de cinq intellectuels proposant un "pacte continental" entre l'Union européenne et le Royaume-Uni.

Dissocier la participation au marché d'une libre circulation complète et infinie des personnes serait une excellente chose

Jean-Pierre Danthine, ancien vice-président de la BNS

Cette proposition, publiée lundi, consiste à maintenir la liberté de circulation des biens, des services et des capitaux, avec une mobilité des travailleurs limitée par des quotas. Une solution qui pourrait être appliquée à des pays tiers tels que la Suisse, la Turquie ou encore l'Ukraine: "Je me joins tout de suite à ce club, je pense que c'est excellent (...) Dissocier la participation au marché d'une libre circulation complète et infinie serait une excellente chose".

hend

Publié le 30 août 2016 à 09:37 - Modifié le 30 août 2016 à 18:33