Modifié le 06 août 2016 à 11:55

Le Nobel Joseph Stiglitz quitte le comité de transparence de Panama

De droite à gauche, le président panaméen Juan Carlos Varela, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et le professeur de droit de l'Université de Bâle Mark Pieth, lors de la création du comité d'experts en avril 2016.
De droite à gauche, le président panaméen Juan Carlos Varela, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et le professeur de droit de l'Université de Bâle Mark Pieth, lors de la création du comité d'experts en avril 2016. [RODRIGO ARANGUA - AFP]
Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et le Bâlois Mark Pieth ont quitté le comité d'experts créé après le scandale des "Panama Papers" pour adapter son système financier aux standards de transparence de l'OCDE.

La publication en avril de plus de 11,5 millions de documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca, les "Panama Papers", a révélé les détails financiers de nombreux comptes offshore susceptibles d'être utilisés pour échapper au fisc.

Joseph Stiglitz ainsi que l'expert anti-corruption Mark Pieth disent avoir trouvé le gouvernement peu disposé à soutenir une enquête ouverte. Ils ont tous deux démissionné vendredi après le refus du Panama de garantir que les rapports du comité seraient rendus publics.

C'est extraordinaire comme ils ont essayé de nous saboter.

Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie

Pas de rapports secrets

Dans un entretien avec la SonntagsZeitung, le professeur de droit de l'Université de Bâle évoque une lettre du ministère panaméen des Affaires étrangères, dans laquelle il écrivait que "le président du Panama déciderait seul de la publication ou non des résultats".

Joseph Stiglitz et lui estiment en revanche qu'ils "ne rédigent pas de rapports secrets", relève Mark Pieth. La transparence est la première règle pour une place financière propre.

ats/fme

Publié le 06 août 2016 à 11:51 - Modifié le 06 août 2016 à 11:55

"Divergences internes" selon le gouvernement

Le gouvernement panaméen a défendu la gestion "autonome" du comité dans un communiqué, regrettant les départs de Joseph Stiglitz et Mark Pieth. Il l'attribue à des "divergences internes".

Il a remercié les deux hommes pour leurs recommandations et s'est dit toujours attaché à la "transparence et la coopération internationale". Il n'a pas précisé si les deux hommes seraient remplacés ni par qui.