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Faillite prononcée pour la société vaudoise de textile Switcher

L'entreprise de textile Switcher est déclarée en faillite [RTS]
L'entreprise de textile Switcher est déclarée en faillite / 19h30 / 2 min. / le 26 mai 2016
Après des semaines d'annonces sur l'état de santé précaire de la société vaudoise de textile Switcher, le Tribunal d'arrondissement de Lausanne a prononcé jeudi la faillite du groupe détenu majoritairement par des Indiens.

La société basée au Mont-sur-Lausanne, qui affiche 9 millions de pertes sur les premiers mois de 2016, ne recevait plus de marchandises et les salaires d'avril de la quarantaine d'employés n'ont pas été payés.

>> Le tweet de la journaliste Carole Pantet:

Dix jours pour un recours

Les représentants des créanciers, présents à l'audience, ont regretté le manque d'informations sur la réelle situation comptable de l'entreprise. L'un d'entre eux - représentant des fournisseurs portugais - s'est réservé le droit de recourir contre la faillite, si le surendettement n'est pas prouvé.

L'entreprise a dix jours pour recourir contre la décision de mise en faillite.

"Mesures conservatoires

Le dossier est désormais entre les mains de l'Office des faillites. Il organisera lundi dans les locaux de Switcher, au Mont-sur-Lausanne, une séance d'information pour le personnel.

L'office va prendre des "mesures conservatoires" afin de préserver tout ce qui peut revenir dans la masse en faillite. Les locaux de l'entreprise seront fermés et le personnel licencié.

"Soulagement"

Le fondateur de Switcher, Robin Cornelius, qui est aussi créancier pour 700'000 francs, était aussi présent au tribunal jeudi.. La mise en faillite est "un soulagement pour les employés. Si la situation ne bougeait pas, ils n'étaient pas payés", a-t-il réagi à l'issue de l'audience.

Robin Cornelius ambitionne de réunir autour d'une même table les fournisseurs, les employés et les clients. "Je suis à disposition, mais les sous, je ne les ai pas", ajoute-t-il. "Je ne veux plus être Monsieur Switcher mais je peux rapprocher les gens".

Diffamation

Robin Cornelius avait estimé  que la famille indienne Duraiswamy qui possède 86% du capital avait "un comportement sans respect, ni transparence". Ce qui l'avait décidé à la poursuivre pour diffamation.

Robin Cornelius a quitté le groupe en 2014, mais conservait 14% de Switcher.

>> Lire: Procédure de poursuite lancée par le fondateur de la société Switcher

gax

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Situation d'insolvabilité

Le représentant de la famille ide propriétaires indiens a indiqué jeudi avoir déposé une requête de dépôt de bilan.

Après des déficits en 2013, 2014 et 2015, la société a encore accumulé pour 9 millions de pertes durant les cinq premiers mois de 2016.