Les fuites concernent les pratiques panaméennes, utilisées par de riches clients du monde entier.

Le suivi de l'enquête

Publié le 04 avril 2016 à 14:45 - Modifié le 05 avril 2016 à 18:22

Ce que révèlent les premières enquêtes issues des "Panama Papers"

Du Premier ministre islandais au footballeur argentin Lionel Messi, en passant par des proches du président russe Vladimir Poutine, l'enquête sur les "Panama Papers" dont plusieurs éléments ont été publiés le 3 avril touche une multitude de personnalités. Et les révélations devraient s'enchaîner ces prochains jours. De nombreux intermédiaires suisses sont concernés. Notre suivi.

>> Le point avec des experts sur les révélations des "Panama Papers", sur la face cachée du système à Panama et sur le fonctionnement des sociétés offshore.

Sources: Reuters, AFP, ATS

  • ISLANDE

    Le Premier ministre démissionne

    Le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson est la première "victime" politique des "Panama Papers". Il  a présenté mardi sa démission et en a informé le groupe parlementaire du (Parti du progrès).

    Selon des documents publiés par l'ICIJ, Sigmundur Gunnlaugsson, 41 ans, a possédé avec sa femme une société dans les îles Vierges britanniques, jusqu'à lui céder ses parts fin 2009 pour un dollar symbolique. Quand il a été élu député pour la première fois en avril 2009, il a omis cette participation dans sa déclaration de patrimoine.

    Je n'ai pas envisagé de démissionner à cause de cela et je ne démissionnerai pas à cause de cela

    Sigmundur David Gunnlaugsson

    L'affaire est extrêmement sensible dans un pays marqué par les excès des années 2000, où un secteur financier euphorique et ses dirigeants et cadres usaient et abusaient des sociétés écran. Dans la foulée des révélations, des milliers d'Islandais ont manifesté  pour demander la démission de leur Premier ministre.

    >> Lire: Des milliers de manifestants pour la démission du Premier ministre islandais

    Fils de député et à l'origine journaliste, Sigmundur Gunnlaugsson était censé incarner une rupture avec la classe politique, y compris celle de son parti, qui avait fermé les yeux sur la frénésie d'expansion des banques islandaises. Celle-ci s'est terminée par une crise financière historique, une récession et un sauvetage par le Fonds monétaire international.

    >> Le Premier ministre islandais arrête une interview après des questions sur sa société offshore:

    Le Premier ministre islandais arrête une interview après des questions sur sa société offshore
    L'actu en vidéo - Publié le 04 avril 2016

  • FRANCE

    Des noms cités, dont Patrick Balkany et Jérôme Cahuzac

    La société de production française Premières lignes, qui a été associée à l'enquête "Panama Papers" via l'émission de France 2 Cash Investigation, a révélé plusieurs noms de personnalités françaises liées aux fichiers.

    L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, qui avait démissionné en mars 2013 suite à un scandale de fraude fiscale, est cité. On trouve également le nom du député-maire de Levallois-Perret Patrick Balkany, lui aussi déjà impliqué dans de nombreuses affaires politico-judiciaires.

    Patrick Drahi, patron du groupe Altice, serait également concerné, selon Premières lignes. Dans un communiqué, l'homme d'affaires franco-israélien a reconnu que le groupe Altice avait détenu une société panaméenne entre novembre 2008 et décembre 2010, mais que celle-ci était "parfaitement légale" et était "étrangère à toute fin d'évasion, de dissimulation, ou d'optimisation fiscale".

    François Hollande a de son côté assuré que les révélations des "Panama Papers" donneraient lieu en France à des enquêtes et a remercié les lanceurs d'alerte, en se félicitant de nouvelles "rentrées fiscales".

    Le parquet national financier français a dans la foulée annoncé lundi avoir ouvert une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, assurant que les pratiques dévoilées sont "susceptibles de concerner des résidents fiscaux français".

    Le 5 avril, c'est au tour du "premier cercle des fidèles" de la présidente du parti d'extrême droite Front national Marine Le Pen d'être mis en lumière par Le Monde pour avoir mis en place "un système offshore sophistiqué".

    >> Lire aussi: Des proches de Marine Le Pen touchés par le scandale des "Panama Papers"

  • SUISSE

    Avocats et fiduciaires helvétiques en première ligne

    Parmi les plus de 500 banques qui ont enregistré près de 15'600 sociétés écran avec Mossack Fonseca figurent des établissements bancaires suisses.

    >> Lire: Banques et intermédiaires suisses, en première ligne des "Panama Papers"

    Dans le "top 10" des établissements ayant participé à la création de plus de sociétés offshore apparaissent la succursale de Credit Suisse sur l'île anglo-normande de Guernesey, la filiale suisse de HSBC, déjà touchée par les fuites des Swissleaks, et UBS - plus spécifiquement sa succursale genevoise de la rue du Rhône.

    La Suisse fait également partie des pays aux intermédiaires - avocats, fiduciaires -  les plus actifs. Selon les "Panama Papers", ceux-ci ont contribué à la création de quelque 34'300 entités offshore, soit 16% de la totalité de ces sociétés.

    >> Le débat entre Roger Nordmann (PS/VD) et Olivier Feller (PLR/VD) dans Forum:

    Olivier Feller et Roger Nordmann.
    Keystone
    Forum - Publié le 04 avril 2016

  • ALLEMAGNE

    28 banques allemande ont créé 1200 sociétés écrans

    Au moins 28 banques allemandes, parmi lesquelles Deutsche Bank et Commerzbank, ont eu recours aux services du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Selon la Süddeutsche Zeitung, les banques allemandes ont créé ou administré chez Mossack Fonseca plus de 1200 sociétés écran pour leurs clients.

    A elle seule, la Deutsche Bank, première banque allemande, a utilisé "jusqu'en 2007 plus de 400 sociétés offshore", écrit le quotidien, selon lequel "plusieurs milliers d'Allemands ont utilisé les sociétés écran de Mossack Fonseca". L'industriel Siemens, au coeur d'un immense scandale de pots de vin dans les années 2000, est aussi évoqué dans les "Panama Papers".

    Un texte contre les sociétés offshore en préparation

    L'Allemagne compte amender les textes sur le blanchiment d'argent en vue d'obliger les sociétés offshore à révéler l'identité de leurs propriétaires, rapporte lundi la Süddeutsche Zeitung.

    "Il faut en finir avec le secret", a dit le ministre de la Justice Heiko Maas au quotidien, ajoutant que plus de transparence s'imposait dans le cadre de la lutte contre l'évasion fiscale et le financement du terrorisme.

    Il faut en finir avec le secret.

    Heiko Maas, ministre allemand de la Justice

    "Nous espérons que le débat actuel va contribuer à augmenter la pression", a déclaré lundi Martin Jäger, porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schäuble, dont ces sujets sont un cheval de bataille depuis plusieurs années.

  • RUSSIE

    La fortune de Vladimir Poutine dans le viseur

    Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figurent notamment des associés du président russe Vladimir Poutine, qui auraient détourné jusqu'à 2 milliards de dollars avec l'aide de banques et de sociétés écran, selon l'ICIJ et les médias suisses partenaires.

    Ils ont "falsifié des paiements, antidaté des documents et obtenu de l'influence occulte auprès des médias et de l'industrie automobile russes". La filiale suisse de la banque Gazprombank est pointée du doigt.

    La réplique du Kremlin à ces accusations a été particulièrement cinglante. Selon le porte-parole de la présidence russe, l'enquête a été menée notamment par des "anciens employés du Département d'Etat, de la CIA et de services secrets". Elle est de plus pleine d'"inventions" et de "falsifications".

    >> Poutine au centre des révélations:

    Les Panama Papers affirment lever le voile sur une partie de la fortune du président Poutine
    19h30 - Publié le 04 avril 2016

  • UKRAINE

    Holding dans les îles Vierges pour le président Porochenko

    Le président ukrainien Petro Porochenko figure aussi comme actionnaire à 100% d'une holding dans les îles Vierges britanniques. Dans une prise de position officielle publiée sur Facebook, il a toutefois affirmé respecter à la lettre le droit privé ukrainien et international.

    Il est possible que je sois le premier responsable officiel de très haut rang en Ukraine qui gère de manière très sérieuse la déclaration de ses actifs, le paiement de ses impôts et les problèmes de conflit d'intérêts

    Petro Porochenko

    Le journal français Le Monde souligne qu'avant son élection à la présidence en mai 2014, "Petro Porochenko avait promis de vendre son empire commercial, principalement composé d’une florissante entreprise de confiserie, Roshen, d’une compagnie d’assurance et d’une banque, l’International Investment Bank".

    Le président a fait savoir que la structure offshore avait été mise en place "dans le cadre de la restructuration du groupe Roshen comme préalable à sa mise en vente".

    Les services fiscaux ukrainiens ont annoncé mardi qu'il allaient "examiner" les documents publiés sur la structure offshore du président ukrainien Petro Porochenko.

  • ROYAUME-UNI

    Le père de David Cameron dans les fichiers

    Parmi les noms de bénéficiaires de mécanismes d'évasion fiscale cités dans la presse britannique figurent celui du père - aujourd'hui décédé - du Premier ministre David Cameron, ainsi que ceux de plusieurs membres, anciens élus et donateurs du Parti conservateur.

    Le Premier ministre a réagi fermement mardi: "Je n'ai aucune action, aucun trust offshore, aucun fonds offshore, rien de tout cela", a déclaré David Cameron, précisant avoir le salaire de Premier ministre et "quelques économies sur lesquelles je perçois des intérêts". "Et j'ai une maison, dans laquelle nous vivions mais qui est actuellement louée pendant que nous sommes à Downing Street et c'est tout ce que j'ai", a-t-il détaillé.

  • ESPAGNE

    La soeur du roi Juan Carlos citée

    Sœur aînée de l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, Pilar de Borbón apparaît comme présidente d'une société panaméenne en 1974.

    Son nom disparaît ensuite. A partir de 1993, le propriétaire anonyme de la société est représenté par un cabinet d’avocat madrilène fondé par le beau-frère de Pilar de Borbón.

    Finalement, en juillet 2006, le fils de Pilar de Borbón devient administrateur et trésorier de la société jusqu'à sa dissolution en juin 2014.

    Le parquet et le fisc espagnols ont annoncé lundi l'ouverture d'enquêtes, respectivement pour blanchiment et évasion fiscale. "Nous avons ouvert une enquête avec tous les moyens dont nous disposons pour analyser les informations" divulguées, a annoncé le directeur du fisc, Santiago Menendez.

  • CHINE

    Des proches de Xi Jinping épinglés

    Les documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, décortiqués par une centaine de médias, mettent notamment en exergue le rôle de Deng Jiagui, époux de la soeur aînée du chef de l'Etat Xi Jinping.

    En 2009 - alors que son beau-frère était membre du comité permanent du Bureau politique, mais pas encore président - Deng Jiagui est devenu l'unique actionnaire de deux sociétés dans les îles Vierges britanniques, paradis fiscal notoire, révèle l'ICIJ.

    Embarrassant, alors que, depuis son accession à la tête de l'Etat fin 2012, Xi vante sa détermination à combattre la corruption, via une campagne destinée autant à assainir les rangs du Parti qu'à asseoir son autorité.

    En juin 2012, une enquête de l'agence Bloomberg avait déjà montré que les investissements de la famille étendue de Xi Jinping, encore vice-président, s'élevaient alors à 376 millions de dollars, dont une partie contrôlés par Deng Jiagui.

    Xi Jinping.
    Xinhua/Li Gang - AFP
    Le Journal du matin - Publié le 04 avril 2016

  • ARGENTINE

    Le président Macri pointé du doigt

    Le président argentin Mauricio Macri a été membre du directoire d'une société offshore enregistrée au Bahamas, selon le quotidien argentin La Nacion membre du consortium. Mais son gouvernement a assuré qu'il n'a "jamais eu de participation au capital de cette société", précisant que le chef de l'Etat avait seulement été "directeur occasionnel" de cette société.

  • SYRIE

    Le clan Assad a contourné les sanctions

    Le nom du cousin germain du président syrien Bachar al-Assad est mis en avant. Première fortune de Syrie, Rami Makhlouf joue un "rôle de tiroir-caisse" au sein du clan Assad, selon Le Monde, et il a eu recours à des sociétés-écrans aux îles Vierges britanniques. Selon le consortium, le régime syrien a en outre pu contourner les sanctions internationales et financer sa machine de guerre grâce entre autres à trois sociétés-écrans basées aux Seychelles.

  • LE MONDE DU FOOTBALL

    Michel Platini et la FIFA concernés

    Le monde du football, déjà ébranlé ces derniers mois par plusieurs scandales touchant les dirigeants de sa Fédération internationale (FIFA), n'est pas épargné. Quatre des 16 dirigeants de la FIFA auraient ainsi utilisé des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca.

    Michel Platini aurait quant à lui eu recours aux services du même cabinet d'avocats pour administrer une société au Panama en 2007, année où il été désigné président de l'UEFA, l'association européenne de football. Dans un communiqué à l'AFP, il a renvoyé vers "l'administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007".

    Le comité d'éthique de la FIFA a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête sur l'un de ses membres. L'Uruguayen Juan Pedro Damiani fait l'objet d'une enquête au sujet de ses relations d'affaires avec son compatriote Eugenio Figueredo, ancien vice-président de la Fifa et ex-président de la Confédération sud-américaine (Conmebol).

    Juan Pedro Damiani est membre du comité d'éthique de la FIFA depuis sa création en 2006 et est actuellement membre de la chambre de jugement de ce comité. Il a déclaré dimanche à Reuters que son cabinet juridique avait cessé toute relation professionnelle avec Eugenio Figueredo lorsque ce dernier avait été accusé de corruption.

  • LIONEL MESSI TOUCHÉ

    Une société créée après une première mise en examen

    Les documents du cabinet d'avocats font aussi apparaître les noms d'une vingtaine de joueurs vedettes, évoluant notamment à Barcelone, au Real Madrid ou encore à Manchester United. Parmi eux le multiple ballon d'or Lionel Messi.

    Avec son père, ce dernier serait propriétaire d'une compagnie au Panama, Mega Star Enterprises, dont la mention apparaît pour la première fois dans les documents de Mossack Fonseca le 13 juin 2013, le lendemain de leur mise en examen pour fraude fiscale en Espagne, toujours selon l'ICIJ.

    Alors que son procès est censé d'ouvrir le 31 mars, l'attaquant du FC Barcelone a affirmé dans un communiqué que la société panaméenne appartenant à sa famille "est complètement inactive", n'a jamais été utilisée pour de l'évasion fiscale et n'a jamais eu de fonds.

    >> Les soucis fiscaux de Lionel Messi décryptés dans Forum:

    L'Argentine, ici représentée par Messi, n'a plus gagné la Copa America depuis... 1993.
    Marcos Brindicci -
    Forum - Publié le 04 avril 2016

  • LE MONDE DU SPECTACLE

    Almodovar et Jackie Chan cités

    Selon El Mundo, diverses personnalités du cinéma apparaissent aussi dans les listes: le réalisateur espagnol Pedro Almodovar et son frère sont liés à une société enregistrée dans les îles Vierges britanniques.

    L'acteur hongkongais Jackie Chan figure également dans les documents en tant qu'actionnaire de six sociétés domiciliées dans les îles Vierges britanniques, toujours selon El Mundo.

  • PANAMA, LE TROU NOIR FISCAL

    L'interview de Pascal Saint-Amans, chef fiscal de l'OCDE

    Pour le chef fiscal de l'OCDE Pascal Saint-Amans, interrogé dans l'émission Forum de la RTS, le gouvernement de Panama doit comprendre qu'on ne peut plus s'opposer au mouvement de la communauté internationale, sous peine de "perdre la globalisation".

    >> Lire aussi "Panama doit changer, sous peine de s'exclure de la globalisation"

    >> Et l'éclairage de Forum: Panama est-elle le dernier "trou noir" de la fiscalité internationale?

    Panama, tour, Trump
    Arnulfo Franco -
    Forum - Publié le 04 avril 2016

    >> Voir aussi l'interview complète de Pascal Saint-Amans dans le 19h30:

    "Il y a une concentration de ce mauvais argent à Panama"
    L'actu en vidéo - Publié le 04 avril 2016

  • QUE CACHENT LES SOCIETES OFFSHORE?

    L'éclairage du professeur de droit fiscal Yves Noël

    Dans le cas précis des "Panama Papers", c'est à mon avis surtout à des cas d'infraction fiscale que l'on a affaire

    Les sociétés offshore n'ont rien d'illégal en soi, à condition d'être déclarées au fisc. Toutefois, explique le professeur de droit fiscal Yves Noël à RTSinfo, il est très rare qu'un particulier ouvre une société-écran avec l'intention de la déclarer.

    >> L'interview complète: "Il y a très souvent de la soustraction fiscale derrière une société offshore"

     

    >> Le fonctionnement expliqué dans le 19h30:

    Panama Papers: des cabinets se chargent de créer des sociétés offshores dans des paradis fiscaux
    19h30 - Publié le 04 avril 2016

  • MOSSACK FONSECA, UN CABINET A MYSTERES

    Un cabinet aux secrets jusque-là bien gardés

    Mossack Fonseca, au coeur du scandale des "Panama Papers", est un discret cabinet d'avocats panaméen spécialisé dans l'évasion fiscale, fondé par le fils d'un ancien nazi allemand et d'un avocat proche du pouvoir.

    >> Le portrait de Mossack Fonseca: Les mystères du cabinet panaméen spécialisé en sociétés écran

  • "Une bonne partie des gens ont dû enfreindre des règles"

    L'interview de Christian Chavagneux, journaliste spécialiste des paradis fiscaux

    Christian Chavagneux.
    YouTube
    Le Journal du matin - Publié le 04 avril 2016

  • LÉGAL OU ILLÉGAL?

    Xavier Oberson: "On est juridiquement moins démunis qu'avant"

    Le professeur genevois Xavier Oberson, spécialiste du droit bancaire et fiscal, s'exprime sur la légalité des structures offshore.

    Il faudra bien étudier ces différents dossiers, car entretemps, un arsenal juridique contre ces structures a été mis en place par les Etats. On est beaucoup moins démunis

    Xavier Oberson, avocat fiscaliste genevois

    >> L'interview de Xavier Oberson:

    Xavier Oberson, avocat fiscaliste.
    RTS
    Le 12h30 - Publié le 04 avril 2016

  • Un volume sans précédent

    Les dessous de révélations coordonnées

    Panama Papers: une énorme fuite de donnée révèle les secrets du système offshore
    12h45 - Publié le 04 avril 2016

  • LA MÉTHODE

    Une enquête collaborative menée par des centaines de journalistes

    Le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et une centaine de médias internationaux ont commencé dimanche 3 avril au soir à divulguer des informations sur des avoirs cachés dans des paradis fiscaux par des dirigeants politiques, des personnalités sportives, voire des organisations criminelles.

    >> Entretien avec Titus Plattner, l'un des journalistes suisses participant à l'enquête:

    Le journaliste Titus Plattner.
    Twitter
    Le 12h30 - Publié le 04 avril 2016

    Baptisée "Panama Papers", cette enquête menée pendant un an par 378 journalistes dans 77 pays a porté sur 11,5 millions de documents provenant de la firme panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore. L'entreprise dispose d'une succursale genevoise.

    Ces documents, remis au journal allemand Süddeutzsche Zeitung par un lanceur d'alerte dont l'identité n'a pas été révélée, ont permis d'analyser dans le détail près de 214'500 entités offshore créées par ce cabinet entre 1977 et 2015 dans une vingtaine de paradis fiscaux, pour le compte de clients issus de plus de 200 pays.

    Panama Papers: le scandale agite et divise la planète
    19h30 - Publié le 04 avril 2016