Modifié le 29 mars 2016 à 12:32

Les caisses de pension suisses ont souffert au début de l'année

La hausse des avoirs du deuxième pilier pourraient être mieux rémunérés en 2014 et profiter aux rentiers.
Trois retraités se promenant en forêt. [Jens Schlueter - AP/Keystone]
Les caisses de pension ont vécu un début d'année difficile. Or les taux d'intérêt bas, voire négatifs, rendront de plus en plus difficile l'atteinte de leur objectif de rendement à moyen ainsi qu'à long terme.

Cette année, les risques se renforcent aussi du fait d'incertitudes sur les marchés financiers et des instabilités géopolitiques. Et les attentes en matière de profit dans les placements sûrs vont rester basses.

Pour Patrick Zuber, de la caisse de pension des CFF, 2016 offre peu d'opportunités. "Nous espérons que les marchés des actions pourront rattraper au moins une partie de leur revers de ce début d'année. Au niveau des obligations, nous n'entrevoyons presque plus de potentiel de rendement", constate-t-il.

L'immobilier et les placements alternatifs offrent cependant une marge de progression modérée.

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Investissements diversifiés

Entre-temps, les caisses de pension ont diversifié leurs investissements. La demande est particulièrement forte dans l'immobilier puisque ce domaine permettait déjà en 2015 d'atteindre la plus grande partie des objectifs visés. Selon le Credit Suisse, les caisses de pension investissent plus de 20% de leur fortune dans ce secteur en Suisse.

La caisse de pension Nest place principalement ses capitaux dans les infrastructures, le crédit privé et l'immobilier. Ces domaines présentent des risques réduits et des revenus stables.

La caisse de pension de la Confédération Publica désire quant à elle élargir ses investissements dans les biens immobiliers et les prêts privés comme, par exemple, les emprunts pour l'acquisition d'infrastructures ou ceux des entreprises, au détriment des emprunts de pays industrialisés.

Taux d'intérêt bas, un "défi considérable"

Au sujet des taux d'intérêt universellement bas, Axa Winterthur évoque un "défi considérable pour les investisseurs orientés vers la sécurité". Sa porte-parole, Mirjam Eberhard, entrevoit cependant des chances au niveau des "investissements stratégiques dans les actions mais aussi sélectifs dans le domaine du crédit".

Concernant les taux bas toujours, Florian Küng, de la caisse de pension zurichoise BVK, souligne qu'une grande partie des risques monétaires sont assurés depuis des années. Mais à ses yeux, dans un tel environnement, la maîtrise des coûts reste importante. "Un franc épargné constitue, en effet, un franc gagné", conclut-il.

ats/tmun

Publié le 29 mars 2016 à 11:16 - Modifié le 29 mars 2016 à 12:32