Modifié le 22 juillet 2015 à 16:23

La chute de l'action Apple, une mauvaise affaire à 55 mio pour la BNS

L'action Apple a perdu près de 5% à l'ouverture du Nasdaq.
L'action Apple a perdu près de 5% à l'ouverture du Nasdaq. [(AP Photo/Mark Lennihan - ]
L'action Apple a ouvert en forte baisse mercredi. Chaque mouvement de 1% représente une variation de 10 millions du bilan de la BNS, qui détient pour plus d'un milliard de dollars du titre.

Une prévision de chiffre d'affaires en deçà des attentes des investisseurs a fait plonger l'action Apple de près de 7% lors des échanges d'avant-bourse, avant de se stabiliser aux alentours de -5% mercredi à l'ouverture du Nasdaq à 15h30 en Suisse.

La Banque nationale suisse (BNS) détient près de 9 millions d'actions du fabriquant de l'iPhone d'une valeur totale proche de 1,1 milliard de dollars, selon les chiffres fournis chaque trimestre à la SEC, le gendarme boursier américain.

Les dix principales actions américaines détenues par la BNS:

Conséquence de cette forte exposition à Apple: un mouvement d'un pourcent de l'action modifie le bilan de la BNS de plus de 10 millions de francs.

La baisse du jour (-5% à 16h), représenterait donc une perte d'environ 55 millions de dollars pour la BNS selon le dernier portefeuille rendu public le 31 mars dernier.

Cependant, entre cette date et mardi, la valeur de l'action Apple avait augmenté de 5%:

>> Lire aussi:  Apple, Exxon, l'industrie d'armement, la BNS investit des milliards aux USA

Marc Renfer/kg

Publié le 22 juillet 2015 à 16:20 - Modifié le 22 juillet 2015 à 16:23

Pas de gestion active

Interrogée le mois dernier par la RTS sur ses décisions d'investissement, la BNS a expliqué constituer son portefeuille d'actions en ne procédant pas à une sélection de titres, mais "exclusivement à une gestion indicielle", qui consiste à reproduire des marchés.

"Une gestion active du portefeuille d'actions pourrait envoyer des signaux indésirables aux marchés et entraîner une politisation des décisions de placement. Il pourrait en résulter un conflit avec la politique monétaire", avait-elle expliqué.