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La banque HSBC se sépare de 50'000 emplois

HSBC doit couper drastiquement dans ses dépenses. [Walter Bieri - kEYSTONE]
HSBC doit couper drastiquement dans ses dépenses. [Walter Bieri - kEYSTONE]
La banque britannique HSBC, ébranlée par des amendes colossales et la baisse de ses résultats en 2014, a annoncé mardi qu'elle se séparait de quelque 50'000 de ses employés.

Le plan stratégique de la première banque d'Europe vise à réduire ses coûts de 4,5 à 5 milliards de dollars (3,7 à 4,7 milliards de francs) annuels d'ici à 2017. Pour ce faire, elle compte fermer des succursales, accélérer la dématérialisation de ses transactions et délocaliser des milliers de postes dans des pays à "faible coût/haute qualité" de main d'oeuvre, selon un plan publié sur son site internet.

HSBC annonce dans le même temps une cession de ses opérations en Turquie et au Brésil, ce qui entraînera une réduction de 25'000 emplois supplémentaires. La banque maintiendra toutefois au Brésil "une présence" pour ses clients institutionnels.

Transfert vers l'Asie

La nouvelle stratégie ramènera la part de la division "global banking and markets" à moins d'un tiers du bilan de HSBC contre environ 40% actuellement, soit une coupe de 290 milliards de dollars dans un bilan de 2600 milliards.

HSBC continue par ailleurs d'étudier la possibilité d'un transfert de son siège en Asie, où elle entend "accélérer ses investissements".

ats/fme

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Plan social négocié en Suisse

Un plan social a été négocié entre HSBC Private Bank et l'Association suisse des employés de banque (ASB).

Il permet de substantielles améliorations par rapport aux conditions de départ appliquées par la banque ces dernières années, indique l'Association.

HSBC Suisse avait annoncé une vaste restructuration en avril, qui impliquait une suppression de 260 emplois sur les 1350 que compte la banque, principalement à Genève.

87'000 emplois supprimé depuis 2011

Stuart Gulliver, directeur général du groupe HSBC, tente de restaurer la confiance des investisseurs dans une banque secouée par une série de scandales.

Depuis sa prise de fonction en 2011, Stuart Gulliver a déjà annoncé la suppression de 87'000 postes, dont 30'000 quelque mois à peine après son arrivée.

Dans son dernier tour, la suppression de quelque 21'000 emplois découlera de projets tels que l'automatisation ou la banque digitale.