Modifié le 18 mai 2015 à 20:19

Un seul jour de congé paternité pour la moitié des travailleurs du privé

La conclusion de l'étude est "une douche froide", d'après ses responsables. (Photo d'illustration)
La conclusion de l'étude est "une douche froide", d'après ses responsables. (Photo d'illustration) [AMELIE-BENOIST - BSIP]
Plus de la moitié des employeurs du secteur privé n'offrent que le minimum légal concernant le congé paternité, d'après une étude de Travail.Suisse. Seules les grandes entreprises offrent davantage.

Après avoir analysé, ces dernières années, les conditions chez les employeurs publics, le syndicat s’est penché cette année sur la situation du congé paternité dans l’économie privée et a examiné les 46 principales conventions collectives de travail (CCT) protégeant environ 1,5 million de travailleurs.

"L’attribution d’un congé paternité digne de ce nom demeure l’exception", ont constaté lundi les responsables de l'étude. La législation suisse offre à un nouveau papa un congé de même durée que pour un déménagement, soit un jour.

Décalage entre petites et grandes entreprises

Plutôt qu'entre le secteur privé et le public, l'écart existe notamment entre les petites et les grandes entreprises, note le syndicat.

Or le congé paternité payé ne devrait pas dépendre de l'employeur du papa, estime Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse.

ats/sp

Publié le 18 mai 2015 à 11:05 - Modifié le 18 mai 2015 à 20:19

Temps de travail réduit

Le syndicat réclame un congé paternité de 20 jours ouvrables financé par le régime des APG, comme le congé maternité, et avec un taux de remplacement de 80% du salaire. Limité à un an après l'accouchement, il devrait pouvoir être perçu sous forme de jours isolés.

Cela permettrait aux nouveaux papas de réduire leur taux d'occupation d'au plus 20%. Plusieurs interventions relatives au congé paternité sont pendantes au Parlement.