Modifié le 02 avril 2015 à 18:49

Le quotidien économique L’Agefi pourrait être mis en faillite

Le logo du journal économique "L'Agefi", intéressé à racheter "Le Temps".
L’Agefi pourrait être mis en faillite Le 12h30 / 1 min. / le 02 avril 2015
La société qui édite L'Agefi est poursuivie par son ancien imprimeur, qui évoque des problèmes de paiement, révèle jeudi le magazine Bilan.

L'imprimerie, la société familiale Atar Roto Presse, a activé plusieurs fois une clause lui permettant de ne plus imprimer le quotidien si des factures restaient impayées dans un certain délai. Ne voyant rien venir, elle a donc décidé de requérir la mise en faillite de la société éditrice du quotidien L'Agefi.

Le montant des impayés se monterait, selon le magazine Bilan, à 190'000 francs, équivalent à deux mois de parution. De plus, la Caisse de compensation AVS réclamerait plus de 270'000 francs, et l’Administration fédérale des contributions près de 60'000. Le montant total des poursuites contre L’Agefi atteindrait donc le demi-million de francs.

Problèmes avérés de trésorerie

Ces chiffres sont confirmés par François Schaller, administrateur délégué et rédacteur de L'Agefi, qui ne cache pas les problèmes de trésorerie du quotidien économique. Ces problèmes sont la conséquence des difficultés de son actionnaire majoritaire, Alain Duménil (lire ci-dessous). François Schaller déclare, par contre, avoir appris par la presse la demande de faillite.

>> L'interview de François Schaller dans l'émission Forum:

François Schaller, administrateur de L'Agefi.
Martial Trezzini - Keystone
Forum - Publié le 02 avril 2015

Olivier Schorderet/lgr

Publié le 02 avril 2015 à 13:06 - Modifié le 02 avril 2015 à 18:49

Alain Duménil soupçonné de soustraction fiscale

L’Office fédéral des contributions a bloqué les comptes d'Alain Duménil - actionnaire majoritaire de la société qui édite L'Agefi - il y a un an et demi, le soupçonnant d'avoir soustrait près de 54 millions de francs au fisc.

Cet homme d'affaires français naturalisé suisse et établi à Crans-Montana (VS) a vu ses recours récemment rejetés par le Tribunal fédéral, qui a confirmé le montant des séquestres frappant ses biens à hauteur de 25 millions de francs.